Une galette des rois pour bien démarrer l'année

Ce mardi 10 janvier, l’école francophone Notre-Dame des Monts à Canmore a célébré la fête des rois mages autour de la fameuse galette. Un moment convivial pour faire honneur à la tradition, mais aussi un moment privilégié pour commencer du bon pied cette nouvelle année.

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 Plus de 200 personnes se sont retrouvées mardi à l’école Notre-Dame-des-Monts, située au cœur des Rocheuses dans la ville de Canmore, pour savourer la galette des rois à l’occasion de la célébration de l’Épiphanie.

Un moment d’ouverture pour les enfants

Les écoliers de deuxième année ont également présenté une saynète retraçant la visite des rois mages à l’enfant Jésus. Pour une matinée, les enfants se sont ainsi intéressés à la vie de Gaspard, Melchior et Balthazar, ces trois rois mages venus honorer le nouveau-né Jésus avec des offrandes d’une richesse symbolique : de l’or pour sa royauté, de l’encens pour sa divinité, et de la myrrhe pour son humanité.

Au-delà de la dimension religieuse, c’est la curiosité des enfants pour les contes et histoires fabuleuses qui est importante. Pour Catherine Mousnier, agente de liaison communautaire et responsable de l’événement, « c’est notamment l’occasion pour les enfants de poser des questions sur les différentes régions dont sont issus les rois mages : l’Europe pour Melchior, l’Asie pour Gaspard, et l’Afrique pour Balthazar ». Une opportunité d’aiguiser leur intérêt pour l’Ailleurs.

Une tradition ancestrale qui perdure

Le partage de la galette a clôturé la matinée de célébration et a apporté une touche savoureuse à l’événement. Catherine Mousnier est fière d’avoir conservé la tradition de la galette instaurée depuis deux ans par l’école : « c’est une tradition que peu d’enfants connaissent, qui permet aussi de marquer la célébration afin que les enfants s’en souviennent plus facilement », relève-t-elle.

Une tradition qui est présente également dans d’autres pays francophones tels que la France, la Suisse, le Luxembourg, la Belgique ou encore le Liban, et que l’on célèbre depuis des siècles sous diverses formes. Son origine remonterait à l’Antiquité où l’on honorait Dionysos, dieu de la vigne, du vin et des fêtes, mais aussi des saisons. On célébrait alors, peu après le solstice d’hiver du 21 décembre, la résurrection de la nature et le retour de la lumière. « L’Épiphanie symbolise aussi la renaissance de la nature et annonce le retour prochain du printemps », souligne Catherine Mousnier. Il s’agit donc aussi d’un marqueur temporel s’inscrivant dans le cycle des saisons et qui permet à tous de se recentrer pour mieux envisager l’année à venir.

Un moment idéal pour clore la période des fêtes et repartir du bon pied. « L’Épiphanie, c’est aussi un prétexte pour rassembler tout le monde, pour que les parents et professeurs se rencontrent et que l’on parte tous sur de bonnes bases pour 2017 », commente Catherine Mousnier.

Les galettes, fournies par la boulangerie du Fournil située à Canmore, ont ainsi donné à la liturgie toute sa dimension sociale et conviviale.

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