Screen Shot 2017-05-02 at 10.37.09 AMPlusieurs activités sont venues ponctuer la Journée de la Terre du 22 avril au sein des écoles francophones du sud de l’Alberta. Les projets étaient variés entre créations de murales collectives, confections de babillards, recyclage, et jardinage. Ces animations marquent ainsi le caractère essentiel de cette journée propice à l’enseignement des gestes citoyens et responsables aux plus jeunes.

L'Alberta est à la croisée des chemins. D'un côté, il y a la voie que l'on connait déjà, celle des sables bitumineux, des modèles reposant sur les énergies fossiles, polluants et déjà en déclin. De l'autre, l'horizon d'un avenir énergétique diversifié, s'appuyant sur des modes de production plus propres et durables. La route que l'on va emprunter dépend de tous.

IMG 4270

Politique et environnement ne forment pas toujours un mariage évident. L’approche amorcée par le gouvernement concernant la question de l’énergie en Alberta et les promesses non tenues par ce dernier créent de la méfiance. Comment croire alors et avoir confiance dans les politiques qui nous représentent, quand on assiste à une volte-face aussi dérangeante ? La parole engagée est sérieusement ébranlée, et l’avenir des futures générations complètement spolié.  

industry-1752876 1280

Certes, les maisons traditionnelles répondent aux besoins immédiats de la société. Poussant la réflexion à un autre niveau, l'organisme Aspen Centre lance un projet unique dans la province de l'Alberta. Avec le Greenship, l'organisme introduit une maison autonome et écologique qui présente des avantages en temps réel, mais aussi sur le long terme.

Pour plusieurs observateurs, l’Alberta est à la croisée des chemins en matière de développement durable. Beaucoup de ses municipalités présentent des infrastructures vieillissantes. Leur remplacement demeure une occasion à saisir pour faire preuve d’innovation et employer les meilleures pratiques en matière d’environnement.

C’est du moins ce qu’en pense Dany Robidoux, directeur d’Éco-Ouest, un organisme ayant pour mission d’assurer la croissance et la prospérité des municipalités de l’ouest du Canada grâce à la planification et la mise en œuvre de l’infrastructure de l’économie verte. « Le problème se trouve dans la capacité à mettre en œuvre les plans de développement durable. Il faut que les fonctionnaires municipaux apprennent à penser Outisde the box pour mettre en place des systèmes innovants », partage-t-il. À son avis, c’est justement cette capacité-là qui fait défaut chez la majorité des municipalités avec lesquelles Eco-Ouest travaille. « Ce sont les ressources humaines qui peuvent permettre aux villes de penser autrement et d’avoir la confiance d’agir », insiste-t-il.

Selon lui, toutes les villes possèdent désormais un plan de développement durable. « Les citoyens les demandent de plus en plus », assure Dany Robidoux. Malheureusement, comme il le fait savoir, les municipalités choisissent souvent les projets aux plus bas coûts. « C’est dommage, car souvent les technologies durables coutent plus cher au départ, mais durent plus longtemps et rapportent plus à long terme », renchérit-il. L’expert donne l’exemple de systèmes de traitement des eaux usées qui génèrent des revenus ou encore de gestion proactive de sites d’enfouissement.

Calgary skylinL’Alberta, un cancre?
Les sables bitumineux viennent certainement ternir le bulletin de la province en ce qui a trait au développement durable. Cela dit, le tableau n’est pas tout noir. « Il y a beaucoup d’innovation en Alberta. Simplement en ce qui concerne la gestion des déchets, l’organisme Alberta Innovate vise à abolir les sites d’enfouissement d’ici 25 ans. On voit alors les déchets comme un produit brut que l’on peut développer en autre chose. C’est très avant-gardiste, car en Saskatchewan, il y a plus de 700 sites d’enfouissement et on espère réduire ce nombre à 400 », se réjouit Dany Robidoux. Pour lui, l’Alberta présente une attitude très progressiste par rapport à la gestion des déchets.

Une ministre de l’Environnement motivée
Par ailleurs, l’arrivée des néo-démocrates au pouvoir apporte de l’eau au moulin des environnementalistes, et c’est la ministre de l'Environnement de l'Alberta, Shannon Phillips, qui le dit elle-même. « Les anciens gouvernements fédéraux et provinciaux des conservateurs n’ont pas pris ces sujets-là au sérieux, mais nous avons un nouveau gouvernement, et notre approche est beaucoup plus collaborative avec l’industrie, les groupes environnementaux et les sociétés civiles pour être leaders en matière d’environnement», soutient-elle.

La ministre est cependant consciente de l’ampleur de la tâche à abattre. « Nous avons beaucoup de choses à faire en terme de conservation et de diversification des industries vertes », admet-elle. En guise d’exemple, elle cite le plan du gouvernement néo-démocrate pour éliminer la combustion du charbon pour produire l’électricité, et ce, d’ici 2030. Pourquoi prendre autant de temps pour régler ce dossier? « Le même plan du précédent gouvernement conservateur était prévu pour 2061, répond du tac au tac Mme Phillips. Petit à petit, l’Alberta fait son nid… environnemental!

 

green-690315 960 720

L’expression est sur toutes les lèvres depuis quelques années. Le développement durable est aujourd’hui une réalité que les entreprises et les gouvernements ne peuvent plus ignorer. Le dernier Jour de la Terre qui a eu lieu le 22 avril est donc l’occasion parfaite pour faire le point sur l’état du développement durable dans notre communauté. Survol.

arenaDistricÇa bouge à Edmonton! La revitalisation du centre-ville est en route, marquée par un évident désir de faire mieux… et de voir grand!  Prolongement du train léger sur rail (LRT), construction de gratte-ciel, développement urbain durable… la table semble mise pour que la capitale albertaine entre dans les ligues majeures des villes du monde. Et pas plus tard que d’ici 5 ans !

Le député d’Edmonton-Centre, Randy Boissonnault, s’emballe lorsqu’il évoque le futur de la ville d’Edmonton. « Les investissements historiques annoncés dans le dernier budget vont donner encore plus de souffle à la ville », commence-t-il. D’autant plus qu’à son avis, Edmonton est déjà sur une lancée. « Toronto a bénéficié d’investissements majeurs dans les années 70, ce qui a permis sa croissance. Or, je crois que c’est à notre tour, en 2016, de recevoir ces investissements de base pour permettre à nos villes de croitre. »

DSC 0387Après la venue de l’ambassadeur de France à Calgary, c’était au tour du consul de Vancouver, Jean-Christophe Fleury, de parler de la Conférences des Nations unies sur les changements climatiques (COP21), le 29 octobre, au Château Lacombe d’Edmonton lors de la conférence FACTS. Une belle occasion pour la province de l’Alberta de s’interroger sur les améliorations qu’elle voudra elle-même apporter au sein de son gouvernement.

 

« L’Alberta doit choisir si elle veut réglementer l’effet de serre afin d’amener des améliorations au sein des secteurs industriels, du pétrole et de l’énergie », explique Sam Dyer, directeur de L’Institut Pembina, en Alberta. La COP21, qui se tiendra du 30 novembre au 11 décembre à Paris, permettra à des chefs d’État et ministres de l’Environnement, d’aboutir à un nouvel accord international sur le climat, applicable à tous, pour maintenir le réchauffement climatique en-dessous de 2°C.

 

Rappelons que le Canada, sous Stephen Harper, s’est retiré du protocole de Kyoto sur les changements climatiques. Le Consul de France à Vancouver, Jean Christophe Fleury, compte entreprendre des démarches auprès du nouveau gouvernement de Justin Trudeau pour lui faire part de l’état de la situation de la négociation au sein de la COP. « Bien entendu nous voulons l’encourager afin de faire des annonces supplémentaires à celles qui ont été faites par le gouvernement conservateur », a-t-il indiqué. En effet, le précédent gouvernement avait alors annoncé une baisse de l’INDC (La contribution nationale à l’action climatique) d’environ 30% du gaz à effet de serre pour 2030 par rapport aux niveaux de 2005, soit une baisse de 14 % par rapport à 1990.  

Le bonheur est dans le pré ou presque. Conservation de la Nature Canada (CNC) a tenu une conférence le 21 mai dernier au club de golf Blackhawk à la périphérie d’Edmonton. Le double objectif de cette rencontre, présenter son nouveau projet, un parc d’une superficie de 610 acres.Le chantier de ce projet semble bien parti, mais pour aboutir, il devra atteindre son deuxième objectif, rassembler les fonds manquant dans le courant de l’année 2015. Récit d’une balade en terre Edmontonienne.

 

 

 

Une touche de vert dans la capitale de la province albertaine, c’est un peu comme une oasis en plein désert. C’est sur la route 51111 RR 255, Spruce Grove à environ 40 mn du centre d’Edmonton que Bunchberry Meadows Conservation Area, le nom du parc, verra prochainement le jour.  À son approche, ce vaste espace vert éloigné de la ville prend des allures de sanctuaire, et pour cause : il n’y a pas eu traces d’âmes qui vivent depuis des dizaines d’années. Comme le souligne Marie Tremblay, directrice de conservation pour la région à CNC « le territoire est à l’état totalement naturel ». Ce projet en cours de développement depuis plusieurs années, a pris une tournure accélérée depuis qu’une entente a été signée par les propriétaires en automne dernier. Cinq familles locales ont décidé de faire don à la communauté, en vendant leurs parcelles de terre pour la moitié du prix estimé. Ce territoire représente une section complète, soit 640 acres. Sur cette large étendue, 20% de ce territoire est en milieu humide et appartient donc à la Couronne. Ce qui représente une superficie réelle de 610 acres. 

 

L’intérêt de ce projet, explique Marie Tremblay est simple : « ça fait longtemps que l’on veut créer un bureau à Edmonton, on a pensé que ce serait bien d’avoir un projet signature ». Présent à Calgary, CNC voit à travers ce projet une opportunité d’affirmer de façon certaine sa présence dans la capitale de l’Alberta.

 

Un important symposium national sur la preuve dans les dossiers liés à l’environnement a eu lieu les 6 et 7 mars derniers, à Calgary. Il a été organisé par l’Institut canadien du droit des ressources, en collaboration avec l’Association du Barreau canadien.

Après la présentation d’un bilan pancanadien des poursuites en matière d’environnement, les participants ont pu entendre une vingtaine de conférenciers qui ont traité d’un aspect ou l’autre de la preuve présentée devant des tribunaux administratifs ou judiciaires : survol des développements récents en droit canadien de l’environnement, de l’énergie et des ressources ; développements internationaux dans les crimes environnementaux ; connaissance d’office des changements climatiques par les tribunaux…

Retenir les services d’un expert fait partie intégrante de la pratique du litige ou de la prestation de conseils juridiques. La relation entre l’expert et l’avocat est complexe et multi-dimensionnelle, car ils jouent chacun un rôle différent et ont leurs propres obligations et contraintes au cours d’un dossier de litige. Plusieurs conférences ont été consacrées aux experts dans les litiges environnementaux : qui peut être « témoin expert » dans les causes en matière d’environnement au Canada ?  Comment préparer un témoin expert pour un interrogatoire et un contre-interrogatoire ?

Page 2 sur 2
Aller au haut