Le 2 novembre, le président de la Francophonie albertaine plurielle (FRAP) Alphonse Ahola a tenu une conférence de presse à la Cité francophone à Edmonton, pour informer la communauté concernant le dossier du Centre d’accueil et d’établissement (CAÉ). Si les organismes francophones suggèrent un Comité de gestion transitoire, le gouvernement, lui, préfère qu’une autre association récupère les subventions pour se charger du dossier immigration.

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Chers francophones et francophiles albertains,

Dans un souci de complète transparence, en tant que président de l’ACFA, organisme porte-parole de la francophonie albertaine, je tiens à faire une mise-à-jour avec vous en ce qui concerne la situation qui perdure au Centre d’accueil et d’établissement (CAÉ).

Comme vous le savez déjà, la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui découle des allégations portées à l’égard de l’ancien directeur général du CAÉ. Les actions du conseil d’administration du CAÉ ont aliéné ses bailleurs de fonds, lesquels ont décidé d’annuler son financement. Ces derniers refusent de financer ces services, pourtant essentiels pour de nombreux nouveaux arrivants, tant la réputation de l’organisme a dégringolé.

Je suis intervenu auprès des décideurs du CAÉ à l’époque avec des suggestions simples et claires, mais elles n’ont pas été écoutées. Nous nous retrouvons maintenant face à la perte possible d’un service essentiel pour la communauté francophone du Nord de l’Alberta et avec un organisme ayant perdu toute crédibilité devant des gouvernements prêts à leur couper les vivres.

Il y a un danger réel de pertes d’emploi. Les employés, pour la plupart, ne sont coupables que d’avoir fait leur travail.

Le secrétariat francophone, voulant protéger programme et emplois et assurer un milieu de travail sain, a réuni autour de la table 9 organismes qu’il jugeait pleinement intéressés par le dossier. Une dixième voix, le Conseil scolaire Centre Nord, a été ajoutée au comité de gestion de crise par la suite.

Nous avons rencontré le ministère du Travail qui est arrivé avec une proposition d’appel d’offres communautaires s’adressant aux organismes réunis, seuls ou en partenariat. Nous avons rejeté cette approche en considérant que cette solution mettrait en compétition plusieurs organismes et finirait par semer la zizanie dans la communauté. Prenant la situation très au sérieux, nous avons aussi consulté un avocat pour un avis juridique et les possibilités d’action.

Le comité de gestion de crise a donc convenu d’une stratégie communautaire qui consisterait à nommer un comité de gestion transitoire pour le CAÉ, composé de personnes totalement imputables, n’ayant jamais été impliquées avec le CAÉ. Nous étions en processus d’obtenir leur aval de siéger pour la période allant jusqu’au 31 mars 2020, date à laquelle il y aurait eu une assemblée générale annuelle après un nettoyage des dossiers et des politiques et procédures et un assainissement de la gestion. À partir de cette date, le CAÉ aurait repris la gestion selon les statuts et règlements en vigueur suite au travail de gouvernance du comité de gestion transitoire.

Cette position était unanime. Or, la province n’a pas accepté ce scénario, ne voulant pas verser un seul dollar au CAÉ, peu importe qui le gérait. Nous avons dû imaginer un plan B, ce qui a été fait lors d’une réunion du comité de gestion de crise le 29 octobre dernier. Cette solution sera partagée avec Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada qui est le principal bailleur de fonds du CAÉ.

Le plan B proposé par la communauté consiste à mandater un organisme unique pour faire les demandes de fonds au provincial et, nous le souhaitons, au fédéral aussi. Le comité de gestion transitoire de sept personnes, quatre femmes et trois hommes et établi par les organismes du comité de gestion de crise prendrait responsabilité pour l’accueil et l’établissement avec pour direction l’organisme choisi. Le comité de gestion transitoire travaillerait sous la direction dudit organisme pour une période de quinze mois. Cet organisme et les noms des personnes siégeant sur le comité provisoire seront annoncés à la communauté dès que son conseil d’administration aura entériné cette décision importante et que toutes les personnes identifiées auront accepté le mandat.

Le but commun des organismes au comité de gestion de crise est de déterminer les meilleures façons pour ne pas interrompre les services essentiels qui sont donnés et les emplois qui sont touchés dans cette histoire. Nous devons nous assurer de la protection de tous les individus qui subissent des dommages collatéraux résultant de cette fâcheuse situation. Toutes les associations présentes ont mis la main à la pâte et se sont assurés du bien commun de la communauté en faisant fi de leur intérêt personnel.

Je souhaite sincèrement qu’une solution finale soie adoptée le plus tôt possible. Nous avons une responsabilité commune de non seulement protéger des employés qui ne savent pas s’ils vont conserver ou non leur emploi, mais aussi d’assurer un service absolument nécessaire pour une partie vulnérable de notre communauté.

Le conseil d’administration du CAÉ a démissionné le 25 octobre et cette démission sera effective lorsqu’un mécanisme de transition sera en place, afin d’éviter un vide de gouvernance. La collaboration de ce CA et les discussions continues permettent de protéger les démarches entreprises par le comité de gestion de crise et ultimement, de protéger le CAÉ, ses clients et son personnel.

Alors que le CAÉ est dans la tourmente, les regards se tournent vers les services offerts aux immigrants francophones : seront-ils maintenus, qui prendra le relais, comment seront-ils gérés ? Marc Arnal, le président de l’ACFA provinciale, donne des réponses.

Immigrants

L’annonce officielle est tombée comme un couperet mardi 23 octobre : Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) a décidé l’arrêt net du financement du Centre d’accueil et d’établissement (CAÉ). Aujourd’hui, la stupéfaction laisse place au questionnement. Quel futur attend le CAÉ ?

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Près de 250 francophones et francophiles se sont réunis du 19 au 20 octobre, à l’hôtel Westin d’Edmonton, afin de participer au congrès annuel de la francophonie albertaine. Organisé par l’Association canadienne-française albertaine (ACFA), l’évènement a permis de présenter son nouveau cadre conceptuel. Ouverture, inclusion et diversité étaient à l’honneur.

Congres annuel ACFA

Près de 25 personnes, dont 15 représentants des organismes, ont assisté le mercredi 22 août à une séance d’explication auprès de la communauté d’Edmonton sur la nouvelle approche du Réseau en immigration francophone de l'Alberta (RIFA), au Campus Saint-Jean. Retour sur cette rencontre.

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Depuis le 14 août, le CE a désigné Hélène Guillemette comme directrice générale par intérim de l’ACFA. Mme Guillemette a accordé une entrevue au Franco, afin de parler essentiellement des dossiers prioritaires et comment elle aborde ses nouvelles fonctions par intérim.

Les travaux de réorganisation ont officiellement démarré pour le Réseau en immigration francophone de l’Alberta (RIFA). Jeudi 28 juin à la Cité francophone, lors d’une conférence, le président du comité transitoire, Alphonse Ahola, en a présenté les grandes lignes devant une trentaine de personnes.

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L’édition 2018 du Forum communautaire, proposée par l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA), a eu lieu samedi 26 mai à la Cité francophone d’Edmonton. Le thème de cette année, « Ouvrons plus grand…équité, diversité, communauté », a incité les responsables d’une quarantaine d’organismes francophones à s’impliquer pour un objectif clairement affiché : redéfinir le cadre stratégique de la francophonie albertaine.

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Le 28 mars, le Plan d’action pour les langues officielles a été annoncé à Ottawa. Il annonce entre autres une stratégie nationale en immigration francophone qui vise à augmenter le nombre de nouveaux arrivants de langue française au pays. Deux spécialistes franco-albertains réagissent.

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