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Festival Deep Freeze : une édition qui retourne aux sources

Le festival d’hiver byzantin Deep Freeze est de retour pour une 6e année consécutive les 12 et 13 janvier sous le thème « Wild West ».

Pour trouver ce thème, les organisateurs se sont replongés dans l’ambiance du territoire avant que celui-ci ne devienne la province de l’Alberta. À l’époque, il s’agissait d’un territoire cri. « Nous avons pensé aux Amérindiens et aux cowboys. C’est vraiment pour aller chercher l’énergie de ce temps-là », partage la productrice artistique du festival, Christy Morin.

Deep Freeze offre une véritable vitrine aux artistes de l’Alberta avenue (118e Avenue) qui sont nombreux à vivre dans ce quartier. Des arts visuels, des prestations musicales, des saynètes théâtrales, un concours de sculptures sur glace et autres manifestations artistiques sont prévues au programme élaboré par Arts on the Ave.


Une journée dans la programmation du festival est consacrée à la culture canadienne-française. Le violoneux de renom Daniel Gervais y sera pour faire swinger la compagnie pendant que la famille Lachance sera très occupée à distribuer de la tire sur neige. La troupe Zéphyr, quant à elle, offrira une prestation de danse traditionnelle. Un concours de bucheron fera aussi partie des incontournables activités à saveur canadienne-française.

Le clou du spectacle est réservé au groupe de clowns Bande artistique du Québec. Ces derniers se sont produits à la Tohu de Montréal avant de partir en France et au Japon. Mêlant l’opéra et l’art clownesque, ce couple dans la vie présente un spectacle touchant et rocambolesque tout en émotion. Leur venue à Edmonton est le fruit d’un nouveau partenariat avec le Théâtre à Pic de Calgary.

Francophonie diversifiée
Dernièrement, une grande concentration de francophones venus d’Afrique s’est établie dans le quartier. « Lorsqu’on pense à qui nous sommes, nous avons trouvé important de partager cette culture avec le festival », avance Mme Morin, qui mentionne que des tamtams se feront entendre durant le festival pour souligner leur apport à la communauté francophone.

Tout un volet gastronomie fera découvrir les traditionnels pâtés à la viande, tartes au sucre, sans oublier la poutine, durant la journée du samedi.

C’est que la soirée sera réservée aux cultures acadiennes et des Maritimes. « Ce sera alors le Wild Est », lance Christy Morin à la blague. Organisée en partenariat avec la Société acadienne de l’Alberta, cette soirée présentera de la nourriture typique de l’est du pays, mais égale-ment des groupes de musique originaires de Terre-Neuve et du Nouveau-Brunswick.
La productrice artistique tenait à souligner l’hommage qui sera rendu à une figure de proue dans le monde du festival à Edmonton, Don Snider, décédé récemment. Ce dernier était responsable des feux d’artifice au Deep Freeze. « Les feux seront exceptionnels cette année en son honneur », témoigne Mme Morin.

La journée du dimanche présentera la culture ukrainienne, avec autant d’activités culturelles concoctées au menu.

Le Canada, une culture hivernale
Les activités hivernales seront aussi au rendez-vous. Le curling, le patin et la cuisson de saucisses au coin du feu font partie des incontournables. Devant l’engouement suscité l’an dernier, l’activité de course de congélateurs sur ski revient en grande pompe et aura lieu les deux jours du festival, de 12 h à 14 h.

Depuis trois ans, un partenariat avec la Fédération du sport francophone de l’Alberta (FSFA) permet d’organiser annuellement un tournoi de hockey balle. Les gens participent en grand nombre puisque les inscriptions au tournoi affichent toujours complet. Si bien que cette année, le nombre de terrains alloués à l’activité a doublé et les gagnants recevront une soirée offerte par la chaine de restaurant Canadian Brewhouse.

La directrice de la FSFA, Monique Witzell, affirme y retourner chaque année puisqu’il s’agit d’une excellente façon pour la communauté francophone de se faire voir auprès des anglophones. « Il y a de beaux échanges entre les deux communautés durant ce festival », fait-elle observer.

Le membre du bureau de direction de l’Alberta Avenue Community League, Gérard Forget, assure le lien entre la communauté francophone et le festival. Après sa tournée à La Cité francophone, il espère une plus grande participation des francophones que l’an dernier. « C’est ce qu’on souhaite. J’ai commencé plus tôt cette année pour informer les gens d’avance », avance-t-il confiant.

 

 

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