Noël multiculturel à Edmonton

La fête de Noël à La Cité francophone, qui a eu lieu le 8 décembre dernier, s’est tenue sous le thème de la multiculturalité et a attiré un grand nombre de visiteurs qui ont dû s’armer de patience pour rencontrer le Père Noël.
 

L’évènement qualifié de succès par la coordonnatrice de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) régionale d’Edmonton, Céline Dumay, aura rassemblé près 1200 personnes.      


« Nous avons eu plus de monde que jamais et il y avait une forte représentation des nouveaux arrivants. Ce qui est une bonne chose », s’exclame le directeur du Centre d’accueil et d’établissement (CAÉ), Georges Bahaya. « Tout le monde s’y retrouve, peu importe leurs origines », enchaine Mme Dumay.

Elle précise qu’il s’agit de l’évènement le plus multiculturel organisé par l’ACFA régionale d’Edmonton. « C’est le moment où nous arrivons à mélanger le plus de gens de toutes les cultures. Et les gens viennent et participent », ajoute-t-elle.

Le secret réside dans la multitude de partenaires variés qui organisent l’évènement. Au nombre de six, ces derniers ont tous des mandats et des visions différentes qui s’articulent pour organiser cette célébration.

« Auparavant, chaque organisme tenait une fête de Noël. Nous avons demandé à ce que tous se mettent ensemble pour créer une seule fête qui reflèterait la diversité de la communauté. C’est un idéal que nous avons atteint », se réjouit Georges Bahaya.

La Cité francophone, l’Alliance Jeunesse-Famille de l’Alberta Society (AJFAS), l’Institut Guy-Lacombe de la famille ainsi que la Coalition des femmes se sont aussi impliqués dans l’organisation de la fête.

Des artisans étaient rassemblés autour de la rotonde pour exposer et vendre leurs œuvres et produits, alors que des activités de bricolage et maquillage occupaient les enfants. Le Père Noël était descendu du pôle Nord pour remettre quelques cadeaux et plusieurs activités animaient l’après-midi. Les enfants pouvaient aussi écrire leurs dernières recommandations de cadeaux aux lutins du pôle Nord.

Célébrer l’inclusion
Pour ajouter l’aspect de la diversité, le Père Noël de cette année était noir. « La diversité n’est pas nécessairement facile ou acquise et c’est en l’intégrant dans des symboles comme celui-ci que l’on réussit à intégrer l’autre », explique le directeur du CAÉ.

Le spectacle a présenté des danses et chants de différents pays tels la Côte d’Ivoire, le monde arabe, le Rwanda, en plus des cantiques classiques de Noël. Des jeunes de l’école Maurice-Lavallée offraient aussi des chants en plusieurs langues, dont l’anglais, le français et l’espagnol. « C’était un mix équilibré pour cette formule multiculturelle », admet Adèle Mwika qui œuvre à l’AJFAS.

M. Bahaya avance toutefois que certains temps morts se sont fait sentir et voit la possibilité d’investir plus de moyens afin de tenir les spectateurs occupés tout au long de la célébration. « Pour mettre davantage l’accent sur l’aspect festif et pas seulement sur les cadeaux et le Père Noël », laisse-t-il entendre.

Arrivée depuis trois mois à Edmonton, Eleonor Kendjio, de son côté, assure qu’il s’agit d’une belle initiative pour regrouper la communauté francophone de la capitale dans toute sa diversité.

« Cette fête rassemble tous les immigrants de plusieurs pays et cultures. Souvent, nous n’avons pas beaucoup de temps pour nous divertir, mais ici, les enfants peuvent s’amuser », se réjouit cette mère de famille d’origine camerounaise.

Georges Bahaya anticipe déjà quelques ajustements pour l’année prochaine. « Il nous faut aménager l’espace pour accommoder un nombre toujours plus grand de participants », admet le directeur.

 

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