La paroisse Sainte-Anne déménage encore!

La paroisse francophone située à l’ouest d’Edmonton emménage au centre-ville où elle partagera les espaces de la paroisse Saint-Joachim.

Les paroissiens de Sainte-Anne ont tenu leur première messe collective avec les paroissiens de Saint-Joachim le 10 novembre dernier.

« Les deux paroisses gardent leur identité. Il ne s’agit pas d’une amalgamation, mais d’une cohabitation. Saint-Joachim a bien voulu nous accueillir », précise la secrétaire au conseil paroissial de la paroisse Sainte-Anne, Suzanne Lamy-Thibaudeau.


Depuis octobre 2011, la paroisse Sainte-Anne tenait ses activités liturgiques dans le gymnase de l’école Notre-Dame. La paroisse était auparavant située dans la chapelle de la Villa Marguerite, mais les paroissiens avaient été avisés, en juin 2011, que le centre avait été vendu à un entrepreneur afin de le transformer en foyer pour personnes âgées.

Cependant, l’option de l’école Notre-Dame n’était que temporaire. « L’archevêque, Mgr Richard Smith, ne voulait pas que l’on reste dans un gymnase. Ce n’est pas un lieu de culte satisfaisant », renchérit un membre du conseil paroissial, Maurice Legris.

La statue de Sainte-Anne, ainsi que quelques objets religieux ont été transférés. La paroisse garde tout de même l’édifice de son presbytère dans l’ouest de la ville. Cet arrangement accommode aussi le prêtre Félix Kusamba. Ce dernier dessert la paroisse Sainte-Anne, mais également la paroisse Saint-Joachim, ainsi qu’une paroisse à Saint-Albert.

M. Legris se dit toutefois mitigé devant ce déménagement. « C’est bien d’avoir un chez-soi. Nous n’en avions pas. » Il ajoute que c’est d’ailleurs à partir de la paroisse Saint-Joachim que la paroisse Sainte-Anne est née.

Cependant, certains paroissiens lui auraient signifié leur désir de rester à l’école Notre-Dame en raison des distances qu’ils auront à parcourir pour se rendre au centre-ville. « Nous avions déjà perdu des paroissiens lors du déménagement à l’école », déplore-t-il.

Maurice Legris entend user de ses contacts personnels et même utiliser les médias pour tenter de rallier les paroissiens autour de Sainte-Anne pour lui permettre d’exister, mais aussi pour la rendre plus forte.

Déménagement temporaire
D’ailleurs, la cohabitation avec Saint-Joachim se veut une situation temporaire. Une période de cinq ans a été déterminée entre l’archevêque d’Edmonton et les deux paroisses francophones pour décider du sort de la paroisse Sainte-Anne après cette période.

Le conseil paroissial ne cache pas entretenir l’espoir de revoir une paroisse catholique et francophone retourner dans l’ouest d’Edmonton. « Nous sommes bien dans l’ouest. Beaucoup de francophones demeurent dans ce quartier », laisse savoir Suzanne Lamy-Thibodeau.

 Entre temps, la paroisse Sainte-Anne tentera d’amasser des fonds pour s’acquitter de sa dette mensuelle. Un comité travaille d’ailleurs sur ce point et le conseil garde une vision optimiste.

« Nous aimerions faire l’achat d’une chapelle et tout ce que cela comporte. Nous savons que cela sera difficile et dispendieux, mais cela ne nous empêche pas de regarder », espère Mme Lamy Thibaudeau.

Le conseil garde ses options ouvertes. La possibilité d’une fusion complète avec la paroisse Saint-Joachim au terme de ces cinq années n’a pas été écartée.

60e anniversaire
Les célébrations du 60e anniversaire de la paroisse Sainte-Anne se sont déroulées le 4 novembre dernier dans le gymnase de l’école Notre-Dame. « Cela a été de belles célébrations malgré ce que nous vivons présentement », évoque Mme Lamy Thibaudeau.

Des célébrations qui ont donné une lueur d’espoir à Maurice Legris. « Nous y avons vu des gens que nous n’avions pas vus depuis longtemps », se réjouit-il. 
 

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