L’école Sainte-Jeanne-d’Arc a maintenant son fonds de dotation

Parents, professeurs, conseillers scolaires et gens de la communauté, en tout, une quarantaine de personnes assistaient au lancement du Fonds de la Société des parents de l’école Sainte-Jeanne-d’Arc (SJA), à la bibliothèque de l’école primaire d’Edmonton, le 3 mai dernier.

« Nous voulons être autosuffisants pour pouvoir offrir autant d’avantages que les autres écoles anglophones et rester à la fine pointe de la technologie », avance Nadine Morton, présidente de la Société des parents de l’école SJA.


La Société des parents ayant remis un chèque de 10 000 $ à la Fondation franco-albertaine (FFA), le fonds devient automatiquement actif et commencera à redonner à l’école dès l’année prochaine, selon des intérêts de 4 à 7 % annuellement.

« Lorsque l’on commence un fonds, on vise le futur. On ne peut pas être assuré que les revenus que nous obtenons maintenant seront toujours disponibles et le gouvernement nous donne l’essentiel de ce que nous avons besoin. Mais les élèves de Sainte-Jeanne-d’Arc sont habitués à plus que l’essentiel », affirme la directrice de l’école, Rita Hébert, livrant un témoignage émouvant de l’histoire de la création des écoles francophones en Alberta.

Cette dernière ajoute que l’école a réussi à accumuler au-dessus de 20 000 livres à la bibliothèque et a intégré la technologie
très tôt dans les salles de classe.

Rester compétitifs
Les revenus du fond serviront à fournir du nouvel équipement, tels de nouveaux livres pour la bibliothèque et l’équipement du parc de la cour d’école, qui ne sont pas compris dans le budget alloué par le gouvernement et sont surtout financés par les revenus des casinos. 

Sans vouloir se départir nécessairement des revenus, tout de même substantiels que rapportent les casinos, Mme Hébert avance l’éventualité que ces derniers soient discontinués.

« Cela va à l’encontre des valeurs promues à l’école. Si un jour, on ne pouvait plus avoir droit au fonds des casinos en tant qu’école catholique, il faut avoir d’autres sources de revenus. Nous ne voulions pas dépendre des collectes de fonds et obliger l’enfant à y participer », avance la directrice.

La Société des parents a voulu être proactive advenant une telle éventualité. « Je veux m’assurer que mes enfants vont développer leurs habiletés et être prêts pour l’avenir. Il y a aussi la peur de perdre des élèves si nous ne pouvons pas offrir autant que les écoles anglophones », témoigne Mme Morton, dont les deux enfants fréquentent l’école Sainte-Jeanne-d’Arc.

Jusqu’à maintenant, la Société des parents de SJA aura contribué de façon significative à l’amélioration de l’école, notamment par l’aménagement d’un sentier pédestre, d’une colline pour les sports de glisse et l’amélioration de l’aire de jeux dans la cour d’école.

Visez haut
Un appel a été lancé afin que d’autres contributeurs participent au fonds. « On vise un million de dollars d’ici les prochains 10 ans », lance le trésorier de la Société des parents, Bruno Mercier.

Un tel fonds permettrait de redonner de 40 000 à 70 000 $ annuellement à l’école primaire francophone. Plusieurs ont d’ailleurs répondu à l’appel et quelques adhérents se sont ajoutés sur place, la soirée même.

Le directeur général de la FFA, Joël F. Lavoie, précise que depuis les trois dernières années, les écoles deviennent une priorité dans les fonds communautaires.

Un Fonds pour l’école Père-Lacombe d’Edmonton sera d’ailleurs lancé en juin prochain. « Nous nous sommes dotés de beaucoup d’institutions ces dernières années. Celles-ci peuvent parfois s’avérer fragiles. Il est temps de les consolider », conclut ce dernier.
 

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