ACFA régionale d’Edmonton : un déménagement est envisagé


Peinant à pouvoir s’acquitter de sa facture de loyer pour ses locaux à La Cité francophone, l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) régionale d’Edmonton songe sérieusement à quitter l’édifice de la rue Marie-Anne Gaboury (91e Rue) pour un autre endroit dans le quartier Bonnie Doon.

« Cette décision n’a rien à faire avec La Cité francophone. Les gens ne doivent pas voir un geste malicieux de notre part », a soutenu le président de la régionale, Michel Fournier, voulant mettre fin aux rumeurs qui circulent dans la communauté francophone de la capitale albertaine depuis une dizaine de jours quant aux intentions derrière cette possibilité.


« Nous venons de terminer notre exercice financier (au 31 décembre dernier) et la réalité c’est que notre loyer est trop cher pour nous autres. Nous avons la corde au cou », affirme M. Fournier.

Selon ce dernier, l’ACFA régionale d’Edmonton présente un manque à gagner d’environ 40 000 $ pour la dernière année alors que le cout de son loyer est estimé à 48 000 $.

«Le bureau de direction a commencé à chercher une alternative, un plan B. Nous avons un organisme de la ville qui serait prêt à nous louer un endroit, toujours situé dans le quartier Bonne Doon, pour 300 $ par mois. C’est très préliminaire comme discussion, mais lorsqu’on regarde sur une année complète un loyer de 3600 $ versus 48 000 $, le choix devient facile à faire », explique-t-il.

Dans le milieu associatif franco-albertain, l’ACFA régionale d’Edmonton n’est pas le premier organisme à se plaindre des sommes qu’ils doivent débourser au niveau de leur loyer. L’Institut Guy-Lacombe de la famille est un de ceux-là. Cependant, du côté de la régionale, la situation est quelque peu différente.

« Le bail est là, mais même si nous sommes dans nos nouveaux locaux depuis environ 18 mois, celui-ci n’a jamais été signé », fait remarquer Michel Fournier.

Le président de l’ACFA régionale d’Edmonton continue d’explorer toutes les solutions. « Notre premier choix est de rester dans La Cité francophone, mais est-ce que les dirigeants de La Cité seront en mesure de nous offrir un loyer de 3600 $ par année? J’en doute », lance-t-il.

M. Fournier ajoute que pour l’organisme, « payer 48 0000 $de loyer sur un budget total de tout au plus 600 000 $, c’est beaucoup trop. À titre comparatif, le Secrétariat provincial de l’ACFA paie la même somme en loyer, mais leur budget est trois fois plus grand que le nôtre », souligne Michel Fournier.

Ce dernier est catégorique : il n’est pas question de couper, une fois de plus, dans les ressources humaines afin de payer le loyer. « Je ne pense pas que l’on peut réduire davantage. Nous avons seulement deux employés pour tout ce que nous faisons. Nous avons déjà coupé nos ressources humaines de moitié il y a un an », indique-t-il.

Même si l’assemblée générale annuelle de l’Association est prévue pour le 29 mars prochain, permettant aux membres de s’exprimer sur la question, Michel Fournier est d’avis que la décision sera prise avant cette date.

« Quels sont nos choix? À titre d’exemple, l’an dernier nous avons eu deux subventions ponctuelles qui ne sont pas de retour cette année. Cela se traduit par 60 000 $ en moins. C’est une décision financière uniquement. Par ailleurs, je pense que notre mandat est de desservir nos membres et toute la communauté francophone d’Edmonton, peu importe où nos bureaux se trouvent », lance-t-il.

Les habitués du Studio 104 devraient alors se réunir ailleurs. « Si l’endroit que nous visons se concrétise, l’espace serait facile d’accès, nos bureaux administratifs seraient plus grands et nous aurions aussi accès à une salle pour tenir nos activités. Si cela ne fonctionne pas, nous regardons aussi à d’autres endroits possibles qui seraient disponibles à compter du mois d’avril », conclut M. Fournier.
 

 

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