La communauté congolaise s’unit pendant la fête du Canada

C’est au terrain de football du Campus Saint-Jean que les membres de la communauté congolaise d’Edmonton se sont donné rendez-vous, le samedi 30 juin. La République démocratique du Congo souffle cette année 58 bougies. Retour sur cet évènement.

Drapeau RDC

Dr Ange Kadima et Denis Lobo sont parmi les pionniers de la communauté congolaise d’Edmonton. Ils égrènent, en aparté, les souvenirs de leur arrivée à Edmonton et ne cachent pas leur fierté de constater que la communauté congolaise qui ne comptait jadis que quelques familles vers les années 1988 figure aujourd’hui, parmi les groupes ethnoculturels qui ont pignon sur rue à Edmonton. « J’ai décidé de m’impliquer davantage et de donner du temps à ma communauté », affirme Dr Ange Kadima.

« Quand j’ai vu, dans une fête à laquelle j’étais invité, combien la communauté avait grandi. Et surtout quand j’ai appris que nous représentons 70% des francophones de l’Alberta. Ça représente un pouvoir important. Il nous revient de prendre la place qui nous revient. Je regrette que nous n’ayons même un centre culturel où nous pourrions apprendre les langues et la culture congolaises à nos enfants alors que d’autres communautés qui sont venues longtemps après nous en ont », surenchérit-t-il.

La commémoration des 58 ans de l’indépendance offre également l’occasion pour la communauté de jeter un regard rétrospectif sur le passé, afin d’évaluer le chemin parcouru et les défis qui restent à relever dans le processus d’intégration de ses membres.

C’est ce qui ressort de l’allocution de circonstance prononcée par Benjamin Demba, président de la Société unie d’Edmonton et organisateur de l’événement. « Le temps n’est pas à la fête, compte tenu de la situation extrêmement préoccupante qui prévaut actuellement au Congo... Profitons de cette occasion pour réfléchir aussi, comme communauté et comme individus sur notre insertion dans notre nouvelle Patrie. C’est en étant pleinement intégrés dans leur pays d’accueil que les Néo-Canadiens, en général, et les Néo-Albertains, en particulier, seront en mesure de faire quelque chose de significatif pour les pays dont ils sont ressortissants (…). ».

C’est sur ce même message que le Pasteur d’origine congolaise Noé Kayumba de New Jerusalem Church Nouvelle a enchaîné au cours du culte du dimanche 1er juillet, invitant les fidèles à prier pour le Canada.

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