Une histoire à partager

Les 27 et 28 octobre dernier avait lieu à l’Université de l’Alberta et au Campus Saint-Jean la série de conférence sur la présence francophone dans l’Ouest canadien : Entre mémoire et actualités. Les organisateurs de l’évènement espèrent ainsi mettre l’accent sur l’importance de ces pionniers franco-albertains  dans la fondation de la province telle qu’on l’a connaît aujourd’hui.

Ponctuée de divers ateliers répartis sur deux jours, la conférence a su attirer les nombreux passionnés d’Histoire et les informer quant aux sorts de leurs prédécesseurs. « À mon avis, c’est important que les nouveaux arrivants français, suisses ou belges aient des repères historiques concernant les premiers Européens. C’est également leur histoire désormais », mentionne Sathya Rao, professeur associé au département des langues modernes et études culturelles et membre du comité organisateur de la conférence.

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Les créateurs de l’évènement mentionnent également l’importance de créer un dialogue au sein de la francophonie. « Toutes ces communautés africaines et européennes qui forment la francophonie albertaine ont intérêt à dialoguer, à s’apprendre des choses entre elles et à comparer leurs histoires respectives afin d’avancer »,  ajoute M. Rao.

Quant à Mme Juliette Champagne, historienne et conférencière participante, elle mentionne également l’importance de garder l’histoire franco-albertaine bien vivante. « La présence franco-européenne en Alberta remonte à un siècle et demi, voire 2 siècles. C’est très récent malgré tout. Pour certains, ce sont des grands-parents, des parents qui ont fondé l’Alberta et c’est important de conserver ces récits de notre passé », avance-t-elle.

 

Un musée spontané bien vivant

L’un des points forts de cette série d’ateliers a été le musée spontané organisé en coopération avec la fédération des aînés franco-albertains. La coordonnatrice du projet, Alizée Cook s’est d’ailleurs réjouie du succès de l’atelier. « Ça a été vraiment impressionnant de voir à quel point les gens ont accroché et ont partagé leurs histoires », mentionne-t-elle.

Parmi la quinzaine d’exposants présents sur place, certains étaient descendants  des premiers pionniers des Prairies tandis que d’autres sont arrivés au Canada plus récemment. « Notre intention était vraiment de montrer les différentes étapes de l’immigration et que finalement, toutes ces personnes ont des histoires à partager », ajoute Mme Cook. Prévu initialement pour l’heure du lunch, le musée spontané fut prolongé de trois heures en raison de son succès auprès des participants.

Pour ceux ayant désiré participer au musée spontané, la FAFA prévoit renouveler l’expérience cette année. « Notre projet se termine en décembre mais normalement, nous allons essayer d’organiser deux autres musées spontanés d’ici le mois de mars 2018 », confirme Mme Cook.

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