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Les Visages de la francophonie se dévoilent

Des centaines de visages de Franco-Albertains arborent l’espace public de Lethbridge, Saint-Paul et Edmonton. Dans le cadre du projet Visages et des Journées de la culture, le Centre d’arts visuels de l’Alberta (CAVA) invite le public à visiter ses trois installations photographiques étalées à travers la province. Ces portraits reflètent le profil multiple de la jeunesse francophone de l’Alberta, très enthousiasmée par le projet.

L’objectif du projet était de « sensibiliser la communauté à l’art visuel », explique Agnieszka Janowska, directrice du CAVA. Le choix de la photographie a été motivé par l’idée d’accessibilité : « Le portrait est le support le plus accessible à toutes les générations », précise la responsable.

Au fur et à mesure de l’avancée du projet, le CAVA s’est rendu compte que la réponse de la jeune génération était particulièrement forte, ce qui explique pourquoi l’installation montre un grand nombre de visages de jeunes. « Le projet a capté leur attention », résume Mme Janowska. « On a eu 100 participants et reçu plus de 200 photos. C’est une génération qui a l’habitude de se prendre an autoportrait », ajoute-t-elle.


IMG 21150Des retours positifs

Après un an de travail et un appel lancé à la communauté, le projet Visages finalement concrétisé séduit. « On a eu beaucoup de retours sur les réseaux sociaux. Certaines personnes étaient très touchées, notamment à Lethbridge, de voir leur communauté représentée dans l’espace public. À Saint-Paul, nous avons eu des commentaires positifs de parents et de membres de l’École du Sommet », témoigne la directrice du CAVA.

L’objectif était aussi de gagner en visibilité par rapport à la communauté anglophone : « Le projet se voyait à l’extérieur durant les Journées de la culture afin de capter l’attention d’un public plus large, montrer la francophonie de manière artistique à toute la population dans des espaces publics », détaille Agnieszka Janowska.

Le selfie, un nouvel « art du portrait »

Si le selfie est devenu un phénomène de société parfois décrié, il ouvre cependant la voie à une nouvelle forme d’expression particulièrement populaire auprès des jeunes. En leur donnant la possibilité de documenter leur vie en continu, cet « art du portrait » devient aujourd’hui un genre photographique à part entière.

Joshua Ajohn, originaire de Calgary et étudiant au Campus Saint-Jean, était l’un des participants au projet : « J’ai entendu parler du projet sur le Campus et je me suis inscrit en tant que photographe », relate-t-il. Le projet lui a donné l’opportunité de « voir le déroulement d’un projet artistique » et de se rendre pour la première fois à Saint-Paul où le jeune artiste a photographié « les visages de la francophonie pour en voir la diversité ». Président du club de photo du Campus Saint-Jean, il explique la place de cet art dans son coeur: « La photographie, c’est ma façon de m’exprimer ».

La directrice du CAVA explique que le projet a adopté une approche éducationnelle en ne travaillant pas avec des professionnels, mais plutôt en formant les participants : « Pour la plupart d’entre eux c’était leur première exposition. On parle d’artistes émergents. C’est un début pour eux ». Elle espère ainsi encourager la jeune génération à « peut-être structurer une autre approche artistique autour du portrait ».

Pour retrouver les Visages de la francophonie, rendez-vous aux trois installations photographiques de :

  • Lethbridge: The Crossings Branch, Lethbridge Public Library, du 29 septembre au 26 octobre
  • Edmonton: Campus Saint-Jean, du 29 septembre au 15 octobre
  • Saint-Paul: École du Sommet, du 29 septembre au 15 octobre 
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