Paroisse Sainte-Anne : maintenant située à l’école Notre-Dame

Le gymnase de l’école francophone Notre-Dame d’Edmonton, dans l’ouest de la ville, accueille les paroissiens de l’église Sainte-Anne pour les célébrations de la messe du dimanche depuis le 23 octobre dernier, et ce, jusqu’à ce que la paroisse se trouve un lieu de culte permanent.

La paroisse avait reçu l’annonce, en juin dernier, de quitter la chapelle de la Villa Marguerite où se tenait les célébrations religieuses, puisque le centre se transformera en foyer pour personnes âgées. Les paroissiens avaient jusqu’à l’automne pour trouver un autre endroit de culte.


« La majorité des ainés de la paroisse ont poussé pour venir à l’école, affirme le directeur de l’école Notre-Dame, Arthur L’Abbé. Plusieurs sont de nos anciens ou encore des gens qui ont travaillé fort pour l’établissement de nos écoles francophones à Edmonton. C’est bien qu’on les accueille, ils peuvent utiliser le gymnase aussi longtemps qu’ils en ont besoin », ajoute ce dernier.

Le curé de la paroisse Sainte-Anne, Félix Kusamba, avoue qu’un gymnase n’est pas une chapelle. « Pour l’instant, on se contente de cet environnement, mais le choc demeure et il faudra un temps pour s’adapter », avance-t-il.

M. Kusamba rappelle toutefois que Sainte-Anne était la communauté liée à l’école Notre-Dame. « Je pense que les paroissiens sont assez flexibles, ils nous suivent avec joie, pas parce qu’ils sont obligés, mais parce qu’ils portent leur paroisse et trouvent important de prier en communauté et en français », expose le prêtre. Il cite des familles comme les Lambert et les Lizaire, qui ont grandement contribué à l’ouverture de l’école Notre-Dame et qui font encore aujourd’hui partie de ses paroissiens.

Il affirme que le nombre de fidèles qui assistent à la messe du dimanche n’a pas diminué. Selon Arthur L’Abbé, ils étaient presque 80 à s’être déplacés à l’école lors de la première messe célébrée au gymnase.

Entente provisoire
L’entente signée entre la paroisse Sainte-Anne et l’école Notre-Dame ne fixe pas de temps limite à la collaboration. M. Kusamba affirme que les démarches pour fixer un lieu de culte stable sont encore au point embryonnaire. Une église ukrainienne et la paroisse catholique anglophone St-John ont été approchées, mais « le ciel n’est pas encore clair », indique Félix Kusamba.

Pour l’instant, la paroisse Sainte-Anne peut célébrer la messe à l’école Notre-Dame, mais ne peut y célébrer des rituels ponctuels, tels des funérailles ou des baptêmes. M. Kusamba contacte des paroisses francophones comme Saint-Joachim ou Saint-Thomas-d’Aquin et crée des ententes informelles de circonstances pour ce type de célébrations.
L’école propose tout de même certaines ouvertures et des célébrations de fêtes religieuses qui ont lieu durant la semaine comme le jeudi Saint ou encore le mercredi des Cendres qui pourront se faire à l’école. Félix Kusamba affirme que la priorité reste le respect des activités des élèves et du lieu de travail des enseignants.

« Nous avons recours au concierge pour avoir accès à l’école. Il connait les habitudes et les routines de l’école. Pourvu qu’il n’y ait pas d’interférence négative avec les horaires de l’école », expose-t-il.

Des paroissiens actifs
C’est toute la communauté qui est impliquée dans le processus de recherche d’une nouvelle église. « C’est important qu’ils s’expriment sur le lieu de leur célébration dominicale », affirme Félix Kusamba en parlant de ses fidèles. Il affirme qu’il s’agit d’une recherche collective que le prêtre qualifie de dynamique. Il rappelle toutefois, que toute décision prise par le conseil de la paroisse ne peut véritablement entrer en vigueur qu’une fois approuvée par l’évêque, Mgr Richard Smith.

Père Kusamba aussi y met du sien en attendant de trouver un endroit stable. Ce dernier avoue qu’il doit garder chez lui, au presbytère, la plupart des objets liturgiques utilisés pendant la messe, faute d’espace à l’école. « On porte sa communauté partout », atteste-t-il.

Historique de collaboration
Il ne s’agit pas de la première fois que les fidèles de la paroisse Sainte-Anne se retrouveront dans le gymnase de l’école Notre-Dame. Le centre où se trouvait la chapelle avait été fermé lors de l’épidémie de H1N1, il y a deux ans et les messes s’étaient tenues dans le gymnase de l’école. Le choix de l’endroit pour pratiquer en attendant de se trouver un nouveau lieu est donc venu naturellement.

De plus, chaque année, l’école met le gymnase à la disposition de la paroisse Sainte-Anne pour que s’y tienne le diner ou le brunch de Noël.

 

 

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