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CDÉA : Les consultations s’achèvent

C’est dans les locaux de FrancoPreneurs, à Edmonton, les 2 et 3 mai, que les consultations du CDÉA (Conseil de développement économique de l’Alberta) se sont poursuivies auprès de la communauté. Une occasion pour de nombreuses personnes de venir parler, s’interroger, mais aussi échanger sur l’expérience passée et les attentes prochaines adressées au Conseil.

Environ une trentaine de personnes ont parlé sans détour aux représentants du CDÉA. La très grande diversité de réalités des membres a occupé la scène, notamment entre les organismes à but non lucratif et les entrepreneurs.

 

Ces derniers se sont exprimés, telle que l’entreprise Creative Coconut, sur la difficulté d’obtenir des services répondant aux besoins d’entreprises déjà installées. Selon elle, passé une certaine taille, les services du CDÉA deviennent moins pertinents pour ces entreprises répondant à des besoins de croissance plus importants.

 

Si le secteur privé est quand même représenté, les organismes sans but lucratif accusent un manque de suivi de leurs dossiers. Un vide occasionné en partie par certains départs inopinés sans même en avoir été informés. Depuis quelques mois, le CDÉA accuse en effet un contexte difficile en raison de la transition déjà entamée. Lors de cette consultation, la mise en place d’un guichet unique a donc été évoquée afin d’être à l’écoute des besoins de ses membres et les réorienter ainsi vers des services appropriés.

 

Juste Kagisye, directeur général de l’organisme, a fait mention d’un catalyseur de services lors de ces échanges. Réévaluer la pertinence des services, décrits comme trop spécialisés pour certains et les abandonner si besoin, sont des possibilités qui ont aussi été abordées lors de ces consultations.

 

Selon Yannick Freychet, directeur de la Fédération des aînés franco-albertains (FAFA), “les organismes représentent un vrai potentiel avec des dizaines d’organismes sans but lucratif, des centaines d’employés et des millions de dollars de chiffre d’affaires annuel. Cependant, les programmes actuellement en place au sein du CDÉA semblent plus représenter les besoins du secteur privé que celui du communautaire”, explique-t-il.

 

Plusieurs événements ponctuels par année ont aussi été mentionnés. Selon Cindie Leblanc, directrice générale du Secrétariat francophone, le rôle du CDÉA est important: “Nous sommes intéressés à nous tenir au courant des perspectives de la francophonie albertaine sur les enjeux et opportunités relatifs à ce secteur. Notre ministère (Culture et Tourisme) travaille aussi de concert avec le CDÉA sur un projet pilote en tourisme dans la région de Lakeland”, précise-t-elle.

 

Comment créer une unité dans la diversité ? Est-ce que le CDÉA formera une prochaine génération d’entrepreneurs sociaux et permettra d’éviter ainsi le travail en silo, et les duplicatas de service ? Faciliter les services semble être la convergence vers laquelle tend le CDÉA.  

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