Le Centre albertain d’information juridique : un besoin en région

IMG 5021La journée portes ouvertes de l’AJEFA (Association des juristes d’expression française de l’Alberta) le 28 avril a été l’occasion de célébrer les deux ans du Centre albertain d’information juridique. Près de soixante personnes se sont réunies à cette occasion le temps d’un cocktail. Et c’est un bilan positif qui a été constaté en matière d’aide à l’information juridique.

« On a dépassé les attentes, quand nous avons ouvert les bureaux on ne s’attendait pas à autant de demandes », reconnaît Ali Rachid, directeur du Centre albertain d’information juridique. « Il y a une augmentation des demandes », constate-t-il. Une hausse qui s’explique, selon lui, aussi par la crise économique. Les principaux domaines demandés sont : les services en matière de droit du travail, en immigration, litiges civils et droit criminel.

 

Créé en avril 2015, le Centre albertain d’information juridique est une initiative lancée par l’AJEFA. Son rôle consiste à offrir des services d’information et d’orientation, gratuits dans les deux langues officielles du pays. Le bilan de 2016-2017 est positif, puisque 1 039 consultations ont été données en moyenne par année, en personne et à distance.

 

Plus de demandes en région

Cette année, les demandes proviennent en majeure partie de l’extérieur d’Edmonton, une nouveauté en matière d’aide juridique. « Nous avons de nombreuses personnes qui nous sollicitent pour ouvrir des bureaux à Calgary ou à Fort McMurray », rapporte le directeur Ali Rachid. Selon lui, des personnes ont fait le déplacement afin de pouvoir bénéficier de ces consultations.  Fort de ce constat, le Centre albertain d’information juridique a entamé un projet pilote. Le directeur du Centre voyage une fois par mois afin de rencontrer des clients pour mesurer le besoin en matière de services juridiques en français. « Notre prochain objectif : ouvrir un bureau à Calgary. Nous avons l’intention de faire une demande à Law Fondation pour qu’ils nous aident », explique le directeur. Il ne restera plus qu’au Centre albertain à démontrer les besoins réels identifiés dans le sud de la province.

 

Lors du cocktail, Linda Duncan, députée de la circonscription d'Edmonton Strathcona, a tenu à être présente à l’événement, ainsi que les partenaires, tels que le Secrétariat francophone, la ville d’Edmonton et le Ministère de la Justice du Canada. Certains clients sont venus aussi expressément pour témoigner de la différence qu’offre le Centre, comme l’a fait M. Elkafi. Il a tenu à remercier le directeur pour l’aide que ce dernier lui a apporté en français, suite à un accident de travail.  « On offre un service d’accompagnement »,  précise le directeur. Un service de notaire publique est aussi à la disposition des clients. Le Centre devrait savoir en novembre si un bureau pourra bel et bien s’ouvrir à Calgary.

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