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La FRAP : l’envie de faire bouger les choses

L’organisme Francophonie Albertaine Plurielle (FRAP) a organisé son assemblée générale annuelle (AGA), le 25 mars, dans le Grand Salon du Campus Saint-Jean. Cette réunion avait pour principaux thèmes l’inclusion et la diversité. L’avenir et le mandat de la FRAP ont été abordés lors de la rencontre, ainsi que le traitement de certains dossiers touchant de près à la communauté. Des dossiers qui n’ont pas manqué d’éveiller l’intérêt de ses membres, mais aussi du public.

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Une trentaine de personnes se sont réunies pour faire le bilan de l’année 2016-2017. Après avoir lancé le traditionnel mot de bienvenue et s’être mis d’accord sur le procès verbal de la dernière AGA, le président, Alphonse Ahola, a donné le ton lors de son rapport. « La FRAP sortait d’une situation difficile après avoir posé le problème de l’inclusion », rappelle-t-il. Selon M. Ahola, la position de la FRAP a fait peur. En partant de ce constat, un travail de consolidation institutionnelle a été entamé dans le cours de l’année. La prise de contact avec les autres organismes a permis de montrer un signe d’ouverture et d’établir également un dialogue. Le thème de l’AGA, Inclusion et Diversité Tous égaux dans la langue, s’est voulu à l’image des dernières initiatives mises en place. Dans les nouveautés, une demande a été déposée dans le cadre du programme Community Initiatives afin de donner une plus grande latitude à l’organisme.

Les dossiers de la communauté

Dans les dossiers abordés, celui sur l’immigration est considéré comme une priorité pour la FRAP. Alphonse Ahola a rappelé que le résultat du rapport Marc Arnal et Denis soulignait un manque de leadership de l’ACFA provinciale en la matière, et ne correspondait pas aux besoins de la réalité. Le désaccord entre la FRAP et l’ACFA concernant le mandat du Réseau en immigration francophone de l'Alberta (RIFA) reste toujours d’actualité. « Les préoccupations ne sont pas prises en compte », a déclaré le président. La Francophonie Albertaine Plurielle compte encore se concerter et enverra prochainement une lettre aux principaux intéressés.

Dans le volet de l’éducation, le directeur du Conseil scolaire Centre Nord, Robert Lessard, présent lors de l’AGA, a pris la parole afin d’affirmer son désir de travailler avec la FRAP. « La question de la diversité est l’angle sur lequel le Conseil scolaire Centre Nord veut travailler », a assuré le directeur. Il a également précisé qu’un état des lieux était en cours pour comprendre davantage les dynamiques soulevées par le passé et intervenir. La réussite scolaire demeure un enjeu majeur en matière d’éducation et a été souligné lors de la rencontre. Le directeur a précisé que les 19 écoles avaient déjà déposé un plan d’amélioration continu à ce sujet.  La question de l’embauche dans le corps professoral reste aussi priorité. M. Lessard en a donc profité pour demander à l’assistance de l’inviter quand le groupe de collaboration à l’embauche prévu par la FRAP se réunira.

La réforme du programme d’études a été aussi abordée. Plusieurs comités en matière d’éducation sont en ce moment à pied d’œuvre dans la révision d’un nouveau système éducatif.  

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Cindy Leblanc, directrice du Secrétariat francophone, présente à l’événement, a encouragé les membres de la FRAP à s’exprimer sur la notion de diversité dans le développement de ces programmes. « C’est un sujet très politique », a-t-elle déclaré, d’où la nécessité pour la FRAP de s’exprimer à ce sujet a t-elle expliqué.

L’organisme s’investit donc de plus en plus dans les dossiers de la communauté. Un partenariat avec la Fédération francophone des parents de l’Alberta est aussi à l’ordre du jour. Ce projet s’intitulera : être conseiller scolaire, y siéger est-ce pour moi ? Dans la ligne directrice de ces dossiers, un colloque en 2017 avec le Campus Saint-Jean sera aussi organisé, afin de discuter de ce que la FRAP peut apporter comme sensibilité culturelle. Dans le cadre de cette même idée, La FRAP et la Fédération des aînés franco-albertains (FAFA) ont déjà commencé à collaborer dans le cadre du projet Je me raconte et du musée spontané, où chaque vague d’immigrants a pu effectivement se raconter les uns aux autres.

La FRAP a donc souhaité passer à la vitesse supérieure. Jusqu’où ira t-elle en 2017-2018 ?

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