Quand la recherche profite à tous

Le Bureau de la recherche au Campus Saint-Jean a invité jeudi 16 mars, dans le cadre de la série Conférence et dialogue au service de l’intérêt public, plusieurs professeurs à présenter le résultat de leurs recherches. Une initiative qui respecte le vœu cher à Henry Marshall Tory, fondateur et premier président de l’Université de l’Alberta, « d’élever tous les citoyens ».

image 1

 « C’est grâce au savoir qu’on peut collaborer ensemble, co-construire, et co-agir », a démarré Martine Pellerin, vice-doyenne à la recherche et l’innovation au Campus Saint-Jean (CSJ). En tant que facilitatrice au Grand Salon du pavillon Lacerte, elle a présenté les contributions des chercheurs en précisant que : « L’objectif est de partager les travaux de recherche pour répondre à des enjeux sociétaux concrets ».

D’abord, le professeur d’économie Bruno Nkuiya a exposé ses travaux sur la politique environnementale et des changements climatiques. « Le problème du réchauffement climatique est réel, et contemporain », a averti le jeune chercheur. Spécialisé en économie des ressources naturelles, il a indiqué que « si la température continuait d’augmenter, des catastrophes environnementales seraient à craindre, et des maladies infectieuses, telles que la malaria, pourraient surgir au sein de pays jusque-là protégés, comme le Canada ».

Montée des eaux, intensification de la sécheresse, disparition de la forêt boréale, sont autant de risques potentiels d’après le professeur. De plus en plus de pays prennent conscience de ces dangers et se rallient autour d’accords environnementaux internationaux, tels que le protocole de Montréal signé pour la première fois en 1987. « Un succès remarquable », selon le professeur, qui peut se répéter « si les pays sont conscients de l’imminence du danger ».

Puis, Sadok El Ghoul, professeur agrégé en administration des affaires au Campus Saint-Jean, a partagé son travail sur la responsabilité sociale de l’entreprise (RSE). Cet ensemble de pratiques commerciales responsables que certaines entreprises s’engagent à respecter. « Depuis le début des années 2000, la RSE est devenue un grand sujet d’actualité pour les entreprises, les gouvernements, les médias, les groupes de réflexion et les milieux académiques », a-t-il avancé. « Les entreprises du Fortune Global 500 ont dépensé 20 milliards de dollars américains par an sur la RSE de 2011 à 2013 », a poursuivi le professeur.

Selon lui, « les entreprises socialement responsables jouissent d’un coût du capital plus faible, améliorant ainsi leur rentabilité, et sont jugées moins risquées par le marché ». Plus particulièrement, le professeur s’intéresse au rôle de la RSE en période de crise. Il a trouvé que les firmes pratiquant la RSE réduisaient les risques de banqueroute et de détresse financière : « La RSE joue ainsi le rôle d’une police d’assurance durant les temps difficiles car les clients font confiance et les concurrents n’attaquent pas aussi facilement », détaille-t-il.

Démarrée au mois de janvier, la série Conférence et dialogue au service de l’intérêt public s’inscrit dans une stratégie de « dissémination des connaissances », selon les mots de Mme Pellerin. Une initiative qui aide à partager les savoirs et les découvertes des chercheurs, et qui participe ainsi à la vision institutionnelle de la recherche, selon laquelle l’éducation se doit d’être accessible et bénéfique à tous.

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Aller au haut