La ministre du Revenu, l’honorable Diane Lebouthillier, était de passage le 15 mars en Alberta. Elle poursuit ce qu’elle a commencé voilà deux ans, en rendant visite aux agences pour simplifier les services auprès du public. Elle en a aussi profité pour rencontrer les intervenants de la communauté francophone et aborder aussi l’importance des petites et moyennes entreprises.

ACFA Edmonton

« C’est devenu très important de pouvoir rencontrer et de faire la tournée des bureaux de l’agence du revenu. On parle en pleine saison de 46 000 employés », souligne-t-elle.

Le mandat de la ministre est clair : « comment améliorer les services et comment simplifier ce qui ne l’est pas », a-t-elle expliqué. L’importance de simplifier ces services revêt un impact important auprès de la société canadienne. En facilitant ceux déjà mis en place, l’argent amassé peut être réinvesti auprès des différents ministères. « Si chacun paye sa juste part, on peut avoir de meilleurs services en éducation, en santé, en infrastructure », assure-t-elle.

Lors de son dernier jour de visite,  c’est un accueil chaleureux qui attendait la ministre du Revenu, lors de sa visite officielle à la Cité francophone. La ministre a été accueillie par les principaux représentants, afin d’échanger avec les principaux chefs de file. Puis, une table ronde a été organisée. « J’étais là pour écouter ce que les gens demandent, c‘est un travail de collaboration », fait observer la ministre. Tous les organismes ont pu tour à tour adresser leurs messages. Carl Charest, directeur de FrancoPreneurs, a tenu à soulever un point important en matière d’entreprenariat : « Je voulais lancer un message non pas à la ministre, mais aux organismes », a-t-il déclaré.

L’entreprenariat au service de la communauté ?

Selon le directeur du projet, depuis le mois de mai, FrancoPreneurs a entrepris une opération de séduction à la Cité francophone auprès des petites et moyennes entreprises, mais aussi des organismes. « On leur a dit, venez nous voir, on sait que le gouvernement se concentre vraiment sur la méthode Deliverology », explique-t-il.  M. Charest souhaite donc mettre en place des initiatives qui économisera du temps et de l’argent aux organismes.

Selon lui, pris entre l’arbre et l’écorce, ces derniers ont du mal à gérer ce qu’il nomme l’innovation en continu. L’innovation en continu est la capacité à réduire le risque, de voir des plans d’affaires initialement prévus tomber à l’eau. Les besoins des organismes peuvent évoluer une fois que le financement soit arrivé. L’aboutissement des demandes de financement varient donc en fonction du succès de ces projets, et peut très bien ne pas être reconduit d’une année à l’autre.

Selon la ministre, une PME n’a pas nécessairement les ressources nécessaires au départ « pour le gouvernement du Canada, on a intérêt à ce que toutes les provinces se développent et qu’on vienne en aide aux PME afin de diversifier notre économie », souligne -t-elle.

Des consultations communautaires organisées par le CDÉA auront prochainement lieu en région, afin de cerner les besoins de la communauté. La tournée canadienne de la ministre, entamée le lundi 13 mars, s’est également poursuivie jusqu’en Colombie-Britannique et au Yukon afin de rencontrer les autres agences.

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