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Musée spontané, la mémoire vive de la communauté

À l’occasion du Carnaval des sucres, le 11 mars, à Fort Edmonton, la Fédération des Aînés franco-albertains (FAFA) a organisé dans le cadre de son projet “Je me raconte” un événement atypique : le Musée spontané ! C’est de façon interactive que la mémoire des uns a pu être ravivée par le biais d’objets, puis partagée aux autres membres de la communauté. L’événement s’est tenu au Reed’s Bazar.

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La robe de mariée de votre aïeule, une hache, des bottes militaires, une calebasse, une chaussure de bébé, un service à thé marocain, des photos, des ronds à tisser ou bien encore des pommes et des bananes, tous ces objets racontent une histoire. Mais laquelle ? Celle des 15 exposants, originaires de différents endroits (Sénégal, Rwanda, Québec, Belgique, France, Maroc), toutes générations confondues, et qui ont bien voulu participer au Musée spontané.

Le principe est simple: «demander aux gens d’apporter un objet qui représente leur arrivée», explique Alizée Cook, coordinatrice de projets à la Fédération des aînés franco-albertains. «Ce qui relie les personnes entre elles, c’est leur arrivée en Alberta», précise t-elle. Dans quelles conditions sont arrivées les familles des participants ? Quels ont été leurs défis, leurs succès ? Ce ne sont pas les témoignages qui manquent que l’on ait 16 ou 95 ans.

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Une mémoire interactive

Le Musée spontané est la reprise d’un concept qui existe déjà. C’est Denis Perreaux, directeur de la Société historique francophone de l'Alberta qui a lancé l’idée. Près de 150 visiteurs se sont rendus à l'événement et prêtés au jeu des questions-réponses. Une dizaine de textes relatant des expériences de voyages, rédigés par des participants lors des ateliers d’écriture organisés par la FAFA, étaient accrochés à l’entrée. Son directeur, Yannick Freychet, et Alizé Cook se sont transformés le temps d’un après-midi en hôtes de marque. Habillés en costumes d’époque, ils ont accueilli les visiteurs. Un buffet de nourriture congolaise a permis de mettre tout le monde à l’aise. «La Cabane à sucre est portée sur les aspects de la culture traditionnelle canadienne, mais notre projet c’est avant tout de faire le lien entre les pionniers, les aînés et les nouveaux arrivants », précise la coordinatrice de projets. Un passeport était aussi distribué aux visiteurs. À l’intérieur, plusieurs charades y figuraient afin de faire découvrir le pays d’origine de l’un des participants. Le gagnant pouvait gagner une séance photo en costume d’époque pour immortaliser l’instant.

Comment inciter les personnes à raconter leur histoire ? «Je me raconte – mon arrivée en Alberta», bien au-delà du simple projet, c’est un petit coup de maître que la FAFA a réalisé !

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