Imprimer cette page

Une vie dédiée à retracer celle des autres

Recouvrer les traces du passé, c’est la mission que s’est donnée Marie Simon Beaupré, 83 ans. Cette femme originaire de Rivière-la-Paix, mère de quatre enfants, aura consacré une bonne partie de sa vie à rechercher le passage des francophones de l’ouest du pays. Réaliser un dictionnaire généalogique, ça prend du temps ! Rencontre avec cette pionnière du passé qui a tant à partager.

IMG 4361

 Pour Mme Beaupré, le travail n’est jamais vraiment terminé : « J’ai commencé la généalogie il y a 40 ans », se remémore-t-elle très exactement.

C’est en fouillant dans les papiers de son père (nom de famille Cimon), qu’elle commence à s’intéresser à l’histoire de sa famille. Au fil de son travail, elle répertoriera 1 878 familles Beaupré au Canada. Une recherche personnelle qui l’amènera peu à peu sur la piste des autres francophones de l’ouest du pays (Manitoba, Saskatchewan, Colombie-Britannique, Alberta, Yukon et les Territoires du Nord-Ouest).

Un travail titanesque

Durant  40 ans, Mme Beaupré collectera près de 80 000 fiches, 11 000 photos et identifiera près de 2 400 lignées de francophones, le tout résumé dans un ouvrage de 40 000 pages. « J’ai extrait les noms canadiens-français selon différents paramètres », explique-t-elle.

Son ouvrage se décline donc en plusieurs catégories telles que la généalogie, représentée sous forme de tableaux de familles; l’histoire, illustrée par des récits familiaux et de personnes; la liste de vocation; les cimetières, avec des noms de francophones; les domaines; et enfin les communautés religieuses, comme les Oblats (1 862) et les Soeurs grises (1 867). Selon ses recherches, Mme Beaupré aurait identifié le premier francophone de l’ouest sous les traits et le nom d’un certain François Beaulieu en 1760.

La généalogie pour Mme Beaupré ce n’est pas juste un travail, c’est une passion : « La généalogie, c’est quelque chose qui me fascine », lance-t-elle le regard pétillant. Infatigable et intarissable, Mme Beaupré a constitué un blogue afin de toucher plus facilement le grand public. Bien qu’appartenant à l’ancienne génération, la généalogiste a compris l’importance des nouveaux supports et notamment des nouvelles technologies. Il est bien souvent passé minuit, quand Mme Beaupré éteint alors son ordinateur. « J’espère que je vais être à l’ouvrage jusqu’à la dernière année de ma vie », ajoute-t-elle.

Après avoir réalisé son ouvrage de 40 000 pages, son travail et ses démarches seront alors présentés lors d’une conférence pour la Société généalogique, le 25 février, à 14h, à la Cité. Et c’est sous forme de capsule que l’intégralité de son travail sera remise à un représentant du Parlement.

Visitez le blog de Mme Beaupré : http://ouicbeau.blogspot.ca/

Évaluer cet élément
(2 Votes)

Éléments similaires (par tag)