Que ça soit il y a 150 ans, ou bien il y a quelques mois seulement, les familles franco-albertaines sont un jour arrivées en Alberta. « Je me raconte », projet initié par la Fondation des aînés franco-albertains (FAFA), a été mis en place dans l'optique d'amasser des écrits sur les différentes histoires d'immigrations. Le premier atelier de la série a eu lieu le 30 novembre dernier à la Paroisse Saint-Thomas-d'Aquin.

IMG 2581« Mis à part les autochtones, on est tous des immigrants », affirme Alizé Cook, coordinatrice de projets à la Fédération des aînés franco-albertains. Le projet sert donc à se rappeler  ce point en commun, à partager des histoires et à se rapprocher. L'idée est de laisser une trace pour les petits-enfants, pour les générations qui suivront. À la fin, les organisateurs souhaiteraient avoir un large panel de documents, comprenant divers supports tels que des écrits, des lectures théâtrales, des enregistrements et quelques autres. Au-delà d'Edmonton, « Je me raconte » s'étendra dans toutes les régions de l'Alberta et est en partie financé par Patrimoine Canada.

Les membres de la FAFA se sont dits satisfaits de cette séance d'introduction, qui était animée par Éloi de Grâce. Elle avait pour but d'initier et de motiver les gens présents à écrire sur leur parcours de vie. L'atelier a réuni une trentaine de personnes de différents âges, car les ateliers sont ouverts à tous. « Nous voulons rapprocher tous les horizons et toutes les générations, donc du coup nous nous adressons au plus grand nombre », précise Alizé. Pour les aînés, il s'agit d'une occasion de prendre la parole, de se faire entendre et d'avoir des outils pour y arriver. Et pour les plus jeunes, comme elle le souligne, ça leur permet d'en apprendre davantage sur l'histoire de la communauté franco-albertaine. Ce projet crée donc un dialogue intéressant entre les générations.

IMG 2573Lors de la séance, quelques entraves à l'écriture ont été soulevées par les membres présents. Manque de temps ou de motivation, perte de mémoire, peur de faire des fautes, etc. M. de Grâce a pu remédier à chacune d'entre elles en apportant des solutions et des pistes afin que l'écriture demeure « une partie de plaisir ». Il a expliqué que la rédaction ne doit pas être forcée, qu'elle doit se faire à un moment propice pour-soi. « Il n'y a personne d'autre que vous qui puisse raconter votre histoire », continue-t-il. Selon lui, il s'agit d'un héritage précieux pour les prochaines générations afin qu'elles comprennent les choix de vie de leurs ancêtres et les actions qu'ils ont posées.

Les prochains ateliers ne sont pas encore définis. Les organisateurs désirent aborder, entre autres, l’art du récit. « Les gens apporteraient un objet en particulier qui leur rappelle leur voyage et leur arrivée vers l'Alberta », précise Alizé Cook. Tout dépendra du retour des membres de l'atelier, car la FAFA souhaite s'adapter aux besoins particuliers de la communauté.

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