Cérémonie francophone en mémoire des combattants

En ce jour férié du 11 novembre dernier, la communauté s'est rappelé la contribution de tous ces braves combattants. Parmi eux et elles, les soldats franco-albertains. La rotonde de La Cité francophone, ornée d'emblèmes patrimoniaux, a servi de lieu de commémorations.

Edmonton3Pour la troisième année consécutive, La Cité francophone organise cette cérémonie du souvenir pour souligner la contribution de différentes familles francophones en Alberta. Cette fois-ci, il s'agissait des famille Brosseau et Laberge. Quelques descendants de ces dernières ont d'ailleurs assisté à la cérémonie.

L'initiative provient de M. Daniel Cournoyer (père), qui a lui-même entrepris les recherches sur les familles honorées. L'ancien combattant de la Deuxième Guerre mondiale a donc partagé son savoir avec la communauté, dans le but que celle-ci n'oublie pas l'importance de ces familles. « C'est toujours émouvant lorsqu'il prend la parole sur ce sujet. Il ne fait pas qu'énoncer une liste de soldats, il connaît leur histoire et le récit de leur décès », partage Denis Perreau, directeur général de la Société historique francophone de l'Alberta.

Si le mythe selon lequel les Canadiens français ne participaient pas aux guerres en convainc encore quelques-uns, c'est qu'ils n'ont certainement pas assisté à cette cérémonie. M. Perreau confirme que, malgré la résistance à la conscription, nos prédécesseurs ont tout de même participé pleinement à chaque grande campagne militaire du XXe siècle. « C'est important de le reconnaître et de prendre un moment pour se souvenir de ces gens-là », poursuit-il. D'ailleurs, sur les tableaux affichés dans l'exposition à de la cérémonie, on peut voir tous les soldats canadiens-français tombés lors de la Première, la Deuxième Guerre mondiale ainsi que la Guerre de Corée.

Edmonton1Une cérémonie traditionnelle

Après l'allocution d'ouverture ont suivi la lecture de poèmes, les prières traditionnelles, l'acte du souvenir, le carillon, le dépôt des couronnes et tout le protocole traditionnel. Les gens présents ont aussi pu apprécier une pièce au violon, jouée par Daniel Gervais.

Les différents acteurs ayant déposé une couronne sont Daniel Cournoyer (père) en tant qu'ancien soldat, le Juge Vital Ouellet pour les anciens du Campus Saint-Jean, Jean Johnson, président de l'ACFA provinciale, des représentants des familles Brosseau et Laberge, et un représentant de la communauté autochtone.

Les membres de la communauté étaient nombreux, plus d'une centaine selon les dires de Daniel Cournoyer (fils), directeur de La Cité francophone : « Plus on va de l'avant, plus on va en grandissant. Si ça continue ainsi, dans quelques années, on va devoir faire la cérémonie dehors ou dans le théâtre. »  

Ne pas oublier

Puisque le sol canadien n'a pas directement subi l'impact de la guerre, M. Cournoyer sait qu'il demeure facile d'oublier. Il trouve cependant d'une haute importance, en tant que citoyen et en tant que francophone, de ne pas s'y laisser prendre. « Considérant l'espace politique actuel au niveau mondial, et celui de nos voisins au sud, il est d'autant plus important de véhiculer un message de tolérance. Il ne faut pas oublier nos torts du passé, car ces derniers devraient nous diriger pour l'avenir », conclut-il.  

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