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25 chandelles pour la SGNO

En l'honneur du 25e anniversaire de la Société généalogique du Nord-Ouest (SGNO), une journée de célébration a eu lieu le 22 octobre dernier. C'est à la Cité francophone que les nombreux invités ont pu bénéficier du savoir de quatre spécialistes dans le domaine. S'ensuivirent un banquet, puis une pièce de théâtre. Le Franco a eu la chance d'assister à la première conférence, animée par Michel Langlois.

« Si nous faisons de la généalogie aujourd'hui, c'est parce que ceux qui nous ont précédés nous ont permis de le faire », commence le généalogiste et archiviste. Œuvrant dans ce milieu depuis 60 ans, M. Langlois porte un intérêt particulier au travail accompli par ses prédécesseurs. Selon lui, ils ont tendance à être oubliés. C'est pourquoi, à l'occasion de cette journée commémorative, il en a profité pour faire une rétrospective de ce qui s'est produit dans le domaine de la généalogie depuis les débuts de la colonie.

Il a donc débuté par la présentation de quelques précurseurs, dont Jacques Viger, le premier maire de Montréal, et Joseph Edmond Roy, qui fut président de la Société royale du Canada. « Les précurseurs ne sont pas nécessairement des généalogistes, mais ce sont des gens qui ont pensé à l'avenir, à l'importance de laisser des traces de notre histoire pour les générations futures », nuance-t-il.

Les premiers travaux généalogiques

Le premier, remontant au 19e siècle, appartient à un sulpicien français. Comme le conférencier l'a souligné, il exposait seulement les familles nobles du Québec. M. Langlois a aussi rappelé l'époque de Cyprien Tanguay, un curé qui s'était aussi intéressé à la généalogie. Il a d'ailleurs mis sur pied le Dictionnaire généalogique des familles canadiennes. Mais selon le conférencier, il faut s'en méfier, « car étant un curé, il croyait fermement que le peuple canadien-français était un peuple parfait. C'est-à-dire que c'était impossible qu'un enfant soit né six mois après le mariage de ses parents », explique-t-il.

La présentation ne pouvait qu'inclure une mention spéciale pour le Père Archange Godbout, connu comme étant le père de la généalogie canadienne-française. C'est à lui que nous devons la Société généalogique canadienne-française de Montréal. Ayant surtout mené ses recherches en France, entre les deux guerres, il a découvert nombre de renseignements sur nos ancêtres. Malheureusement, comme l'a mentionné M. Langlois, ces données se sont perdues lors de la Deuxième Guerre mondiale.

Des chercheurs dans l'ombre

« Une chose que je regrette dans les archives de la généalogie, c'est que plusieurs personnes se sont accordé tout le crédit pour des recherches qu'ils n'ont pas menées », déplore le conférencier. Il avance que dans le passé, alors qu'un grand groupe de chercheurs pouvait participer à un travail, une seule personne à la tête était récompensée, « et bien souvent, soutient-il, cette personne n'avait rien fait de la recherche. »

Selon M. Langlois, « La généalogie est en danger ». Il indique qu'en effet, d'une part, il devient extrêmement difficile, voire impossible, de mettre la main sur les documents de nos ancêtres. Ces documents, comme il l'explique, sont sous le contrôle de fédérations telles que la Fédération québécoise des sociétés de généalogie. D'autre part, les jeunes ne se marient plus. Où est la problématique ? Selon l'archiviste, la généalogie est rendue possible par les mariages et la connaissance de ces renseignements officiels. « C'est donc très important que les sociétés généalogiques cherchent ces renseignements-là auprès des jeunes. Sinon, nous allons les perdre avec les années », insiste-t-il.

Devançant la présentation de M. Langlois, le président de la SGNO a signifié sa joie face à l'événement. « Jamais je n'aurais cru qu'il y aurait autant de personnes aujourd'hui, et j'en suis fier », s'est-il exclamé.

 

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