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Des mots et des gestes pour dire le couple

La première production de la saison 2016-2017 de l’UniThéâtre s’intitule « Perception », une création tout en mouvements et en émotions qui raconte la complexité de la vie de couple. Les représentations auront lieu du 26 octobre au 5 novembre à la Cité francophone, dans un décor intimiste destiné à créer un lien avec le public. 

Captured« C’est l’histoire de l’évolution et de la "dévolution" d’un couple, sur une période de trois ans », nous a raconté Brian Dooley, le metteur en scène de la pièce, lors d’une rencontre quelques jours avant la première représentation.

Écrite par Caroline Rouleau, comédienne et danseuse, la pièce allie à la fois parole et danse dans le but d’exprimer toutes les émotions, les peurs et les contradictions de la relation amoureuse.

Quand les mots nous manquent

« Dans nos relations, on communique souvent sans parole », nous a confié M. Dooley, « et c’est pour ça que j’avais très envie d’intégrer la danse, les mouvements dans le scénario », a-t-il poursuivi.

Pour Steve Jodoin, qui interprète Charles, l’idée de mêler la danse (en l’occurrence, contemporaine) au texte n’a pas été chose facile. « Mais j’ai toujours aimé les défis », nous a-t-il raconté. «Caroline a été très patiente, et après plusieurs semaines de répétition, je suis maintenant plus à l’aise », a-t-il dit.

« J’ai eu un peu peur au début », a indiqué la comédienne, en parlant des premières répétitions. « La danse contemporaine fait appel à l’âme; il faut descendre dans son cœur », a-t-elle expliqué. Mais à quelques jours de la première représentation, elle s’est dite « très fière » du chemin parcouru par son partenaire de scène.

Celui-ci a d’ailleurs avoué avoir désormais « une vision différente de son corps ». « J’ai appris beaucoup de choses que j’applique dans ma vie personnelle », a raconté M. Jodoin.

Faisant appel au corps lorsque les mots leur manquent, les deux acteurs nous livrent donc les interrogations d’un couple. Alex et Charles semblent ressembler à beaucoup d’autres, facilitant l'identification du public aux personnages.

Dans un décor sans fioritures, les comédiens allient force des émotions et douceur de la danse pour tenter d’exprimer des "perceptions" différentes et changeantes de la relation.

« On ne sait pas si c’est la fin de la relation, c’est un peu le mystère de la pièce » a précisé le metteur en scène. « Vont-ils avoir le courage de continuer ? Ce sera au public de le déterminer », a-t-il ajouté.

12345Le public comme troisième acteur

C’est un des objectifs de M. Dooley que de créer une relation intime avec le public. Dans cette optique, il a décidé d’utiliser, pour la première fois, le derrière de la scène. Le public sera assis non pas sur les sièges habituels du théâtre, mais au plus près des acteurs.

Et cela plaît à M. Jodoin, qui a « toujours aimé impliquer le public; c’est notre troisième acteur. »

C’est une pièce « très émotionnelle », selon M. Dooley, qui au vu de l’extrait auquel nous avons assisté, résonnera sans doute auprès de beaucoup de personnes.

Dans un effort de « reconnaître l’évolution de la communauté francophone d’Edmonton », le metteur en scène espère d’ailleurs pouvoir attirer un public nouveau, au-delà du cercle de passionnés qui assistent régulièrement aux productions de l’UniThéatre.

Les représentations ont lieu du 26 octobre au 5 novembre à 20h, et sont accompagnées de surtitres anglais. Des matinées ont lieu les samedis 29 octobre et 5 novembre à 13h30.

 

Crédit photos : db photographics

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