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Un congrès, plusieurs enjeux !

La communauté francophone s'est rassemblée, les 14 et 15 octobre derniers, lors du Congrès annuel de la francophonie albertaine. Quelque 240 personnes ont affronté la neige pour se rendre au Centre de conférences Shaw, à Edmonton, où les organismes francophones les y attendaient. Retour sur l'événement.

Lors des deux journées, une quarantaine d'exposants offrant des services en français ont pu rencontrer la communauté et se présenter à elle. C'est dans une ambiance conviviale que les visiteurs ont pu faire le tour des kiosques et remplir leur sac de cadeaux et de dépliants.

La journée du samedi proposait quatre ateliers, à la suite desquels un retour en plénière a été organisé pour faire le point sur les principaux enjeux soulevés. Parmi les sujets qui ont fait l'objet de cette plénière : la politique des services en français. Six questions ont été posées à l'auditoire afin de stimuler la réflexion sur l'importance de cette politique. Les voici : quelles sont les différences entre une loi et une politique ? Voulons-nous nous limiter à une politique de services, ou voulons-nous plutôt un appui du gouvernement provincial ? Quels sont les secteurs prioritaires, les enjeux les plus importants ? Quel est le rôle de la communauté dans cette politique ? Quel rôle va jouer le Secrétariat francophone ? Qui va s'occuper de la mise en œuvre ? Questions qui, lors de la séance, ont soulevé maints points de vue. Certaines de ces organisations ont animé des séances d'information lors de la journée du vendredi. Les sujets étaient des plus variés, allant de l'innovation continue pour les organismes sans but lucratif à la diversité sexuelle chez les jeunes.

Le dossier sur l'éducation postsecondaire a été le deuxième abordé. C'est le manque d'édifices et de financement, malgré la demande grandissante, qui a principalement fait l'objet de la séance. « Le Campus Saint-Jean est en danger puisqu'il n'a pas de protection juridique. Donc l'existence du campus et sa viabilité financière dépendent complètement de la bonne foi du Conseil d'administration », avoue Francesca Ghossein.

CongrèsLe troisième atelier animé par un représentant du Réseau en immigration francophone de l'Alberta traitait entre autres du respect des mandats entre les organisations. « Il faut que les organismes se soutiennent, ça va renforcer notre communauté. Ça va nous permettre d'être plus crédibles devant les autres communautés », communique l’animateur de l’atelier. La proposition de la mise en place d'un ministère de l'immigration provincial, ainsi que l'importance d'apporter un soutien aux nouveaux arrivants ont aussi fait partie de la discussion.

C'est finalement de l’atelier de la présidente de la Fédération des communautés francophones et acadiennes du Canada, Sylvianne Lanthier, qui a conclu la plénière. Elle a abordé deux consultations en cours à l’heure actuelle avec le Gouvernement du Canada, soit les langues officielles et le mode de scrutin.

En plus de ces quatre séances, les visiteurs du Congrès avaient aussi la possibilité d'assister à une démonstration scientifique sur la chimie culinaire, animée par l'entreprise ACCENT. C'est au Telus World of Science que cette organisation offre cet atelier en français, ainsi que plusieurs autres.

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