L’ACFA provinciale vient de se voir remettre, le 28 septembre, le Prix du 3-Juillet-1608, à Québec. À l’approche des 90 ans de l’organisme, ce prix souligne le chemin parcouru depuis toutes ces années.

C’est le Conseil supérieur de la langue française (CSLF) du gouvernement du Québec qui a tenu à remettre ce prix aux représentants principaux de l’ACFA provinciale. Son président Jean Johnson, la directrice Isabelle Laurin, mais aussi trois anciens présidents et figures de la francophonie Paul Denis, Georges Arès et Denis Tardif, ont répondu à l’invitation.

« Ils étaient présents, car on avait invité les anciens présidents à se joindre à nous s’ils le souhaitaient et puis trois d'entre eux ont accepté de venir », relate le président Jean Johnson. Le Prix du 3-Juillet-1608 n’est accordé qu’à une poignée. Un club très fermé mettant ainsi en avant les qualités et les services d’un organisme comme l’ACFA provincial, afin de représenter et défendre au mieux les intérêts d’une communauté au niveau social, culturel ou encore politique.  

L’ACFA, un organisme qui se différencie

Selon le président, il faut revenir autour des années 40, quand l’ACFA organise alors une levée de fonds de 140 000 dollars pour l’établissement d’une radio communautaire. Il faut acheter un terrain, établir une antenne, installer l’équipement, les bureaux. Cette radio vivra longtemps jusqu’à ce qu’elle soit vendue à Radio Canada. La vente du terrain pour un montant de 4 millions permettra de réinvestir la somme en créant une fondation. « Ça, c’est unique au Canada. Il n’y a pas d’autres organismes porte-paroles avec un fond qui se chiffre à près de 12 millions de dollars pour justement permettre à l’ACFA une certaine indépendance, une certaine distance et pouvoir prendre toute sa place au niveau de son désir de s’affirmer comme leader », affirme le président. Autre différence majeure, Louis Desrochers avait aussi fait adopter une loi, celle de l’ACFA : « nous avons un statut de loi en Alberta qui est aussi unique au Canada, une autre façon de se différencier des homologues des autres provinces », fait remarquer Jean Johnson.

L’ACFA est donc le deuxième organisme au Canada à recevoir cette reconnaissance.

M. Jean Johnson a bien précisé que cet honneur revenait à toutes les personnes qui ont travaillé à l’ACFA durant les 90 ans. « Il y a tellement d’histoire, il y a des choses qui ont été faites par les francophones de l’Alberta depuis les 90 dernières années que c’est étonnant qu’on soit encore là », déclare-t-il.  

Son souhait pour les 90 prochaines années : « que la politique de services en français voit le jour, se transforme rapidement en loi et que le gouvernement libéral reconnaisse l’importance de la vitalité des communautés et de donner à l’Alberta  son autodétermination au niveau de l’entente Canada-communauté », conclut le président de l’ACFA provinciale.

 

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