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Le Greenship : une initiative verte

Certes, les maisons traditionnelles répondent aux besoins immédiats de la société. Poussant la réflexion à un autre niveau, l'organisme Aspen Centre lance un projet unique dans la province de l'Alberta. Avec le Greenship, l'organisme introduit une maison autonome et écologique qui présente des avantages en temps réel, mais aussi sur le long terme.

L'idée de ce projet a émergé en décembre 2015, et elle s’est  matérialisée dès le printemps qui a suivi. « C'est mon désir de construire un bâtiment qui soit complètement en harmonie avec la terre qui m'a poussée à rejoindre l'équipe du Greenship », se souvient Laryssa Toroshenko, directrice du projet. Comme elle l’explique, la maison est construite selon une multitude de procédés écologiques qui ont pour effet de la rendre autosuffisante.

unnamed 3Qu'est-ce que ça mange en hiver, un Greenship ?

« Des pneus, entre autres ! », répond Mme Toroshenko. Elle précise que ce matériel constitue, non seulement les fondations et les murs du bâtiment, mais qu'avant tout, il sert de masse thermique. Remplis de terre compressée, les pneus ont effectivement la capacité de retenir la chaleur ou la fraîcheur, puis à la laisser s'échapper au moment opportun. Outre cette propriété, le choix des pneus pour la construction d'une maison soulève un avantage considérable : sa simplicité d'utilisation. « Nul besoin d'une formation ou d'un cours quelconque. Il suffit d'une ou deux fois de pratique, et n'importe qui est capable de remplir un pneu avec de la terre. », renchéri la passionnée d'écohabitation.

Fait particulier, presque l'intégralité des matériaux utilisés est soit recyclée ou a fait l’objet d’un don. Pour Laryssa et le reste de l'équipe, il s'agit d'une partie importante du Greenship qui renforce son aspect innovant.

Des bienfaits environnementaux

De l’avis des experts, les maisons durables représentent sans doute un pas de plus vers le progrès, puisqu'elles ne nécessitent aucune aide extérieure pour fonctionner. Entre autres, elles collectent leur propre eau, chauffent en hiver, climatisent en été et utilisent l'énergie solaire pour tous les besoins en électricité.


« Les maisons durables présentent un vecteur de longévité extrême et permettent de vivre de façon plus harmonieuse avec l'environnement », soutient Mme Toroshenko avec conviction. Cette dernière pense que si cette façon de faire devient un jour la norme, le plus difficile sera pour la population de saisir l'énormité de la différence entre une maison traditionnelle et une maison « verte ». « Il faudra que les gens prennent conscience que la façon dont on construit les maisons depuis des décennies n'est pas idéale pour la planète, et qu'il existe une alternative durable », insiste-t-elle.

Des bénévoles engagésunnamed 1

De nombreuses personnes sont engagées dans l’entreprise. Dori Lavy, le chef de construction, est en quelque sorte le cerveau de l'opération. En plus de l'équipe de base, un vaste bassin de bénévoles participent activement à la construction du Greenship. « Il y a des personnes qui ont étudié avec nous, des membres du Aspen Centre et aussi des gens qui n'ont jamais fait ce type de construction par le passé », observe Mme Toroshenko. Selon elle, tout le monde est invité à prêter main forte au chantier. Chaque mercredi soir et toutes les fins de semaines, des bénévoles rejoignent l'équipe sur le site, qui se situe à 40 minutes à l'Ouest d'Edmonton, pour participer à la construction. « Et ce n'est pas toujours les mêmes personnes », précise la directrice du projet. Comme elle le fait savoir, pour cette année, le travail est presque terminé. « Cependant, dès que la neige fondra au printemps, la construction reprendra de plus belle », mentionne-t-elle

Par ailleurs, l'organisme Aspen Centre n'en est pas à son premier projet. Une variété d'autres bâtiments lui doive sa construction, dont maison à énergie positive, un pavillon, une micro-maison.Selon Mme Toroshento, tout laisse à croire que la collectivité d’Edmonton se déplace tranquillement vers un monde plus vert - du moins c'est ce qu'elle souhaite. « Les citoyens commencent à reconnaître que ce n'est pas juste une phase, que ce n'est pas quelque chose qui a été populaire pour un temps et qui va disparaître ensuite », conclue-t-elle.

Veuillez contacter Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. pour savoir de quelle façon vous pouvez vous participer auau projet.

Pour toute autre information : http://www.aspencentre.org/greenship/

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