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Un vœu dangereux

Un génie offre un vœu à Leha, une musicienne. Celle-ci choisit de mourir et de revenir, tout en se souvenant de sa vie après sa mort. Tordu ? Pas tant que ça.

L’auteure, Pascale Nadon, ne sombre jamais dans le macabre. Pour Leha (Mireille Moquin), la mort est belle, la mort est liberté. « Je me sens lourde avec ce corps », dira-t-elle à son meilleur ami, Maxime (Casey Edmunds), dépassé par les évènements. Au fil de la lecture, mise en scène par Josée Thibault, le spectateur est amené à réfléchir sur sa propre existence, et par ricochet, à sa mort, imminente ou non.20160923 202423

À ce titre, c’est à croire que Pascale Nadon est revenue des morts, car ses explications de l’au-delà paraissent plus que pertinentes. Pas d’ange, pas de paradis, pas d’enfer. Juste une noirceur, une attente, un mouvement, une légèreté, avant l’autre étape. Car le génie lui-même ne sait pas ce qui l’attend après sa mort, lui-même une créature différente de Leha.  

Lorsque celle-ci met finalement fin à ses jours, c’est aux réflexions d’un vieux policier philosophe (Roger Dallaire) que les convives sont exposés. Veut-il savoir ce qu’il y a après la mort ?  Avant de quitter la scène, son œil capte un vieux 10 sous, celui-là même par lequel le génie prend contact avec le commun des mortels…    

 

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