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Familles syriennes en Alberta : point sur la situation

Après avoir aidé une première famille syrienne à venir en Alberta le 31 décembre 2015, les membres  de la paroisse St-Thomas d’Aquin s’interrogent sur l’arrivée de la seconde famille. Si l’envie de venir en aide est toujours aussi forte, le processus administratif ne va pas aussi vite qu’ils le souhaiteraient. Voici un rapide état des lieux.

« Catholic Social Services n’en sait pas plus que nous », déclare François Clavel, coprésident du comité familles syriennes et membre de la paroisse St-Thomas d’Aquin.

L’organisme Catholic Social Services de l’archidiocèse d’Edmonton sert en ce moment d’intermédiaire entre l’instance gouvernementale et les paroisses de la ville.  

Syrian refugee camp on theTurkish borderSi les délais sont de plus en plus longs, c’est surtout le manque de transparence que déplore M.Clavel. « Nous sommes toute sorte d’églises à faire du parrainage, on est en train d’attendre et on ne sait rien. »  

Selon lui, le discours du gouvernement demeure flou concernant la raison pour laquelle certaines familles restent bloquées.  « Le gouvernement nous a dit qu’on allait avoir un quota de 10 000 Syriens qui venaient », explique-t-il. La question que M.Clavel soulève est, « est-ce que ce quota de 10 000 Syriens va à l’intérieur des quotas de l’immigration du Canada ou sont-ils à part » ? Cette situation est d’autant plus ambigüe que la situation des Syriens vient selon lui se greffer aux précédents retards en immigration dus aux coupures de l’ancien gouvernement.  

La frustration et l’incompréhension auprès des paroisses demeurent, concernant l’arrivée surtout de la deuxième famille, mais aussi des autres.

Pour Paulette Johnson, responsable des programmes d’administration et de coordination de parrainage au sein de Catholic Social Services, il faut remettre les choses dans leur contexte. « Après l’afflux massif d’immigrants syriens, le gouvernement a dû réduire son personnel outre-mer, ça prend plus de temps. Cependant, comparé à ce que pouvait être par le passé le parrainage, à savoir trois, quatre, ou cinq ans, si ça prend une année, c’est excellent. »

Mme Johnson rappelle que dans le cadre de la procédure d’immigration, des examens médicaux et la vérification des antécédents sont nécessaires. Elle souligne également un aspect méconnu qui existe déjà depuis quelque temps. « Ils n’étaient pas en mesure de réserver des vols en raison de la fréquentation élevée du tourisme », dit-elle.

Elle reconnait ne pas savoir quand ils arriveront. « Cependant, nous savons que nous avons une voix et que nous sommes entendus », déclare Mme Johnson.

Une rencontre au niveau national avec une centaine de personnes représentantes du gouvernement et de l’équivalent de Catholic Social Services a eu lieu en mai, à Saskatoon.  

« Avec le nouveau gouvernement, de nombreux changements s’opèrent et c’est positif », explique cette dernière. Selon elle, les participants ont été en mesure de poser leurs questions, partager leurs problèmes et identifier des zones stratégiques.

M.Clavel souhait, lui de son côté, que le prochain délai pour l’arrivée de la prochaine famille puisse être plus long que le dernier, soit plus de 24h a-t-il précisé.

Il y a plusieurs mois, un souper de bienfaisance à Edmonton avait permis d’amasser assez de fonds pour faire venir cette deuxième famille.

Il ne reste plus qu’à attendre que la situation se décante.

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