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Hélène Guillemette : du pain sur la planche

Hélène Guillemette n’est en poste que depuis une semaine, et déjà, les projets se bousculent à sa porte. La première directrice générale de la Coalition des femmes de l’Alberta se trouve devant un mandat imposant : représenter les causes féminines à échelle provinciale.

« Cela fait 15 ans que l’organisme existe, et le conseil d’administration a fait faire un sondage par une entreprise spécialisée pour s’apercevoir que la Coalition agissait comme un organisme local, alors qu’elle est régie par un mandat provincial », commence la directrice. Selon ses dires, un des meilleurs moyens pour y parvenir est d’embaucher une directrice générale et ainsi soulager la charge de travail de la présidente, Gioia Sallustio, qui travaille bénévolement à temps plus que plein.

femmes

Originaire du Québec et installée en Alberta depuis un an et demi, Hélène Guillemette occupait le poste de Coordonnatrice de la recherche, de l’Institut d’études canadiennes et de l’Institut du patrimoine au Campus Saint-Jean jusqu’à tout récemment. « J’ai longtemps travaillé dans le milieu communautaire et je m’ennuyais des valeurs de celui-ci », précise-t-elle. L’épanouissement de la femme et sa pleine contribution au sein de la société alimentent notamment son désir et sa motivation de faire partie de l’équipe de la Coalition des femmes de l’Alberta. « J’ai 44 ans, et j’ai vécu mon lot d’histoires. Je trouve que les femmes portent beaucoup la charge organisationnelle des familles. Et en Alberta, les femmes ont pas mal de chemin à faire, comme partout ailleurs », estime-t-elle.

Faire avancer la cause
Selon elle, le fait d’évoluer en situation minoritaire rajoute un défi aux femmes. Hélène Guillemette remarque aussi que contrairement au Québec, où les femmes vont travailler même si elles ont des enfants, les coûts des services de garde en Alberta sont si élevés que cela ne vaut souvent pas la peine d’aller travailler, mettant ainsi de l’avant un modèle plus traditionnel de la famille. « Est-ce que cela correspond à la volonté des femmes? Il faut aller sur le terrain pour le savoir », insiste-t-elle.

L’autre enjeu qui est nécessaire de faire avancer concerne celui de la place des femmes dans les instances décisionnelles. « Nous allons travailler là-dessus, notamment grâce au projet Mentorat-Action et d’autres activités, ainsi que de la représentation que nous allons faire auprès des organisations », précise la directrice. Du même souffle, la principale intéressée mentionne que cela ne fait qu’un an que l’Alberta bénéficie d’une ministre de la Condition féminine, en la personne de Shannon Phillips, « ce qui nous permettra de mieux promouvoir notre mandat provincial. »

Concernant les autres défis des femmes, Hélène Guillemette assure que la Coalition s’inspirera de ce qu’elle constate sur le terrain pour développer ses messages et ses revendications. « Notamment, mettre sur pied des groupes de femmes locaux partout en Alberta, et aussi le développement d’un projet pour les personnes aidantes », termine-t-elle.

 

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