Le canoë volant : « un festival qui fait valoir notre histoire canadienne »

Ce sont les propres mots du directeur de la Cité francophone Daniel Cournoyer après que le festival se soit clôturé, samedi soir non loin de la Cité. Un festival son et lumière où la magie a bel et bien opéré pour les grands et les petits. Un temps qui a aussi permis de mettre en avant le thème de la réconciliation. Même la météo était au rendez-vous !

« Le temps de la réconciliation a super bien fonctionné » s’extasie Le directeur de la Cité.

C’est à l’abri des tipis géants que les adultes comme les enfants ont été invités à écrire ou à dessiner sur des parchemins leur représentation de la réconciliation. Tous les mots écrits seront récupérés ultérieurement afin de créer une œuvre d’art.

C’est dans le ravin de Mill Creek qu’un cadre féérique a donc été soigneusement élaboré. En effet, ce rendez-vous a permis de se remémorer l’histoire des peuples fondateurs minoritaires :« c’est l’histoire métis, autochtone et francophone qui se met ensemble pour rejoindre le grand Edmonton », souligne Daniel Cournoyer.  La mixité était au coeur de ce festival. Des chants, des danses, des comptes en français et en anglais étaient narrés sous des tentes. Une file impressionnante s’était formée afin de venir écouter la légende du canoë volant. Les deux squelettes avec les têtes de chevreuil ont souligné l’esprit du diable : « ça capte la noirceur, le pacte avec le diable », s’extasie le directeur de la Cité en faisant allusion à la légende canadienne de la chasse-galerie.  C’était la quatrième édition du canoë volant, et le septième dans le ravin.  

Le festival a pu voir son assistance doubler cette année. Un chiffre record qui a aussi bénéficié d’une météo clémente.  Avec zéro degré, au lieu des moins vingt et moins trente degrés des années passées, le festival était noir de monde. Selon le directeur, les chiffres s’élèvent aux alentours de 25 000 à 30 000 personnes pour cette année 2016.

Dans les nouveautés, « les deux nouvelles scènes de la scène franco de la Girandole ont très bien fonctionné, et la scène intérieure de l’école Rutherford a aussi très bien marché » explique Daniel Cournoyer. Ce qui a permis par la même occasion d’organiser une levée de fonds où près de 2000 dollars ont été récoltés grâce à la vente de 2 000 chocolats chauds.

« Le rassemblement, la réconciliation des fois on en a oublié le début, s’intégrer dans une culture pour une raison économique » c’est comme ça que tout commence rappel le directeur de la Cité. Le Festival du canoë volant est un bon moyen de se remémorer ses origines et les origines franco-canadiennes. On attend la suite en 2017 …

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