Banque alimentaire la demande s’accentue !

IMG 5637Le service de distribution de nourriture du Canadian Volunteers United in Action est plus que jamais sollicité. Cette recrudescence des demandes pour le service de la banque alimentaire dans le milieu francophone s’explique par une économie actuellement peu florissante, en Alberta.  

Les temps se font durs à Edmonton ! Chaque mercredi, Dicky Dikamba, directeur général  de Canavua,  va à la Banque alimentaire d’Edmonton (Food Bank) afin de récolter plusieurs palettes de nourriture pesant près de 300kg chacune. Comme à chaque mercredi plusieurs volontaires l’accompagne. « C’est une façon de participer à la vie de la communauté et de se sentir utile » explique Frédéric  Makarakiza arrivé dernièrement du Burundi, afin de fuir les conflits de son pays.

 

Si à l’approche de Noël, les banques de denrées alimentaires sont toujours très solicitées,  une hausse de 40% a été notée  : « Ce que l’on remarque en Alberta, surtout à Edmonton c’est que les personnes qui reçoivent de l’aide sociale  ont toujours eu recours à l’aide, mais il y a aussi des personnes qui travaillent pour finir les fins de mois, en font aussi la demande » souligne le directeur général de CANAVUA. Le quota régulier se situe aux alentours de 25 familles. La semaine dernière le CANAVUA est venue en aide à près de 41 familles soit 250 à 270 personnes, dont 40 %  sont des enfants. Cette augmentation s’explique par une perte d’emploi dans le domaine de transports, des manufactures, également les familles monoparentales  : « À l’approche des vacances, les enfants restent à la maison avec leurs parents, donc ils vont chercher quelque chose à se mettre sous la dent » explique t-il.    

Les moyens actuels ne permettent pas de faire deux distributions par semaine comme le souhaiterait Dicky Dikamba. Avec l’arrivée prévue de 2000 réfugiés syriens à Edmonton et à Calgary comme l’ont annoncé  les maires de chaque ville, ce nombre augmentera encore.  

Ce type de service à la communauté se fait au travers d’un appel collectif auprès des agriculteurs, des entreprises, des particuliers qui vont déposer à la banque alimentaire. La Banque d’Edmonton possède plusieurs succursales où le Canavua possède un dépôt dans l’une d’entre elle. « Mais nous, nous sommes francophones, les seuls francophones dans la ville et cela a été une petite bataille pour expliquer que les francophones sont plus à l’aise d’être servis par des francophones » explique Dicky Dikamba. Pour bénéficier de ce type d’aide les familles envoient bien souvent un courriel au Canavua ou bien encore à la banque alimentaire elle même. Chaque mercredi, la distribution se fait de 13h à 17h pour les personnes dont le nom est sur la liste.

Du côté de Canavua, la demande se fait de plus en plus importante. Le directeur de l’organisme a bon espoir de bénéficier d’un fond de programme de la province, appelé Family Community Support Services. Un financement qui n’a jusqu’à présent, été attribué à aucun groupe francophone.

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