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Fête nationale française : plus diversifiée que jamais

À la satisfaction des organisateurs, le Grand Salon du Campus Saint-Jean a accueilli, le 14 juillet dernier, un groupe des plus diversifié et un nombre record de familles venus célébrer ensemble la fête nationale française.

Alors qu’elles avaient l’habitude de présenter chacune leur soirée respective, la Société France-Edmonton et l’Alliance française (AF) d’Edmonton ont décidé cette année de s’unir afin de rassembler, en une même fête, les Français, les francophones et les francophiles.


Le directeur de l’AF d’Edmonton, Anthony Bertrand, a constaté avec fierté que l’objectif était atteint. « Jamais, avant, on n’avait vu autant de francophones de l’extérieur de la France se joindre à nous. Les anglophones non plus n’y sont pas d’habitude, ni les étudiants qui apprennent le français, mais qui ne le parlent pas. Cette année, c’est une fête multiculturelle! », s’exclame-t-il.

La préparation conjointe d’une seule soirée n’était pas possible auparavant car, selon Anthony Bertrand, les rôles, missions et mandats des deux associations étaient mal définis et semblaient entrer en conflit. « Du coup, explique-t-il, il y avait deux fêtes et les gens ne savaient pas à laquelle ils étaient invités. »

De plus, comme l’indique la présidente de l’Alliance française d’Edmonton, Céline Dumay, il était déjà difficile de rejoindre les gens pour les inviter à la fête nationale d’Edmonton, puisque « la plupart des Français profitent justement de leurs vacances pour partir en France, en famille. »
 
Pour Anthony Bertrand, la situation est plus claire maintenant : « Le rôle de la Société France-Edmonton est de rassembler les Français et d’organiser pour eux des activités de Français; celui de l’Alliance française est de partager la langue et la culture française avec les francophones et les francophiles », élabore-t-il.

Les activités des deux associations n’empiétant plus l’une sur l’autre, le partenariat était possible. Une seule fête nationale était donc célébrée à Edmonton cette année, rassemblant une centaine de personnes parmi lesquels des gens originaires de France mais aussi du Québec, de la République dominicaine, du Brésil et d’ailleurs. « On se mélange et on partage », a affirmé Anthony Bertrand, tout sourire.

Vivre à Edmonton
Rarement réunis, les Français établis à Edmonton ont profité de la soirée pour nouer des liens et discuter, autour d’un bon repas et de bouteilles de vin français. « Au-delà de la langue, il y a un monde de différences entre Paris et Edmonton », insiste Christophe Meyer, qui est venu s’établir ici pour avoir plus d’espace que dans son Paris natal. M. Meyer est aujourd’hui vice-président de la Société France-Edmonton.

« Les gens sont beaucoup moins agressifs à Edmonton », a signalé d’entrée de jeu le Français Thomas Atkesone. Outre les grands espaces, il a donc trouvé en sol albertain plus de sécurité qu’en France, ainsi qu’une communauté francophone beaucoup plus grande et organisée que ce qu’il croyait. « Je ne m’attendais pas à trouver, par exemple, un centre de santé francophone! » M. Atkesone s’ennuie cependant de ses amis, des nombreux établissements culturels français et, bien sûr, de la nourriture.

Après l’entonnement de la Marseillaise et du Ô Canada, du champagne a été servi aux convives. Les bouteilles ont été offertes par le Consulat de France de Calgary, qui était cependant absent puisqu’il célébrait la fête nationale dans sa ville d’adoption.












 

 

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