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Accès Emploi reconduit pour deux ans

ordiSoulagée, Suzanne Corneau, directrice générale d’Accès Emploi à Edmonton expose les défis et les projets que ce renouvèlement de deux ans accordera à son organisation.

 

Après les compressions budgétaires de l’année dernière, la bonne nouvelle a posé un sourire sur les lèvres de plus d’une personne à Accès Emploi Edmonton. « Notre agent nous a dit que ce serait renouvelé au début de l’été, c’est un soulagement d’avoir un autre deux ans sans écrire une autre proposition », souligne la directrice d’Accès Emploi. En effet, l’année dernière le gouvernement provincial de l’époque, sous les progressistes-conservateurs, avait octroyé un contrat d’un an, tout en réduisant son financement. Cette décision avait alors forcé à revoir tout le fonctionnement de l’organisme. Aujourd’hui si Accès Emploi respire mieux, l’organisation se concentre pour répondre aux besoins d’une population de plus en plus changeante.   

 

Nouveaux arrivants, une réalité qui évolue

Cette organisation a but non lucratif existe depuis 2002. Les besoins pour les nouveaux arrivants ont énormément évolué en 15 ans et la propension de sa population aussi. « Au début, notre clientèle imigrante était de 15 %, maintenant c’est 75% », avance Suzanne Corneau. « Ces autres clients sont soit d’Edmonton,  du Québec, du Nouveau-Brunswick ou encore de l’Ontario », précise-t-elle.  

 

Pour aider à répondre au mieux aux besoins d’une population francophone hétéroclite, Accès Emploi travaille depuis près de neuf ans avec du personnel qui, lui aussi, est immigrant. « Je pense que notre clientèle se reconnait dans ces gens là aussi», expose Suzanne Corneau.   Bien que les compressions budgétaires de l’année dernière n’aient pas permis de poursuivre leur programme de mentorat, Accès Emploi essaie d’offrir un nouveau service pour les professionnels immigrants, explique-t-elle: « on essaie de préparer de nouveaux ateliers afin de leur expliquer c’est quoi le travail au Canada ».  

 

L’une des difficultés rencontrées par la clientèle de l’organisme est la barrière de la langue. L’apprentissage de l’anglais peut poser des difficultés importantes aux immigrants dont la langue maternelle est le français, par exemple, et ce, même pour les personnes ayant un haut niveau d’étude. C’est souvent là où le bas blesse, beaucoup de nouveaux arrivants doivent  l’apprendre « sur le tas », en effectuant des emplois n’ayant rien à voir avec leur champ de compétences. D’après Accès Emploi, c’est un long processus, au même titre que celui de se créer un réseau. C’est pourquoi, relancer le programme de mentorat est essentiel afin de connecter les employeurs, versus les employés.

 

Les projets

Même si ce programme de mentorat a été interrompu, Accès Emploi compte bien recommencer en collaborant avec le conseil d’aide à l’emploi aux immigrants de la région d’Edmonton (ERIEC). Ce groupe permet  de mettre en relation des travailleurs qualifiés, ayant une très bonne connaissance de l’anglais, avec des employeurs.

 

Le ministre des Services à la personne du gouvernement de l’Alberta, Irfan Sabir, est venu rencontrer Accès Emploi, aura permis de donner une visibilité à Accès Emploi, et de faire connaitre les besoins de l’organisme et de la francophonie, celle de trouver un emploi sur un marcher à majorité anglophone.


Une foire à l’emploi aura lieu à la Cité francophone d’Edmonton le 4 novembre. Le but de cet évènement sera bien entendu de permettre notamment aux francophones d’entrer en contact avec des employeurs potentiels.

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