L’Association canadienne des volontaires unis dans l’action (CANAVUA) a reçu un financement de 108 000 dollars sur deux ans.
De quoi améliorer son service de navigateurs en santé, former des bénévoles et ouvrir un nouveau bureau à Calgary.


Mis en place en juillet 2011, le service de navigateurs en santé de CANAVUA permet à des francophones de se faire accompagner par des bénévoles interprètes à leurs rendez-vous médicaux.

« Les bénévoles qu’on utilise très souvent ne sont pas certifiés ou qualifiés, reconnait cependant Dicky Dikamba, le directeur général de CANAVUA. Or l’interprétation médicale nécessite des bases, c’est-à-dire une formation. » Une situation en passe d’être résolue puisque que l’association a reçu un financement de 108 000 dollars sur deux ans de la part de Santé Canada via la Société de santé en français, en tant que promoteur albertain du projet national Destination santé 2018.

Sur les huit bénévoles que compte actuellement  le service de navigateurs en santé, trois viennent de commencer une formation en ligne de terminologie médicale au Bow Valley College de Calgary. Les examens auront lieu au mois de mai. Un quatrième bénévole, le docteur Séraphin Twagirimana, possède déjà le bagage nécessaire.

Radon, ce nom ne vous dit sans doute rien. Ce mystérieux gaz vit pourtant peut-être sous votre toit. C’est en tout cas ce contre quoi mettent régulièrement en garde de nombreux organismes, dont Santé Canada et l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

 

Interrogée à ce sujet, Renata MacQueen, co-fondatrice de Radon West, une entreprise de test de radon basée à Okotoks, explique ce qu’est ce gaz incolore et inodore. « Le radon provient de la désintégration de l’uranium dans le sol, la roche et l’eau. Les particules radioactives de l’uranium se retrouvent donc dans le radon, qui se concentre dans les maisons et dans l’air que vous respirez. ». La teneur du radon dans les habitations peut donc varier, mais à des taux élevés cela peut causer des cas de cancers du poumon, à raison de 3 000 victimes par an au Canada.

Mercredi 3 décembre,  trois chiens pas comme les autres étaient invités au Campus Saint-Jean. De quoi changer les idées des étudiants plongés dans leurs révisions, à la veille des examens…

« J’ai des étudiants qui connaissent les dates et qui viennent juste pour ça », sourit Josée Ouellette, psychothérapeute au Campus Saint-Jean (CSJ). « Ça », c’est la venue, une fois par mois, de chiens de CAAWLS (Chimo animal assisted wellness and learning society) accompagnés de leurs maître(sse)s bénévoles.

Mercredi 3 décembre, ils étaient trois dans le hall du pavillon Mac-Mahon : Simon (labrador  retriever), Mitzie (morkie) et Stella (goldendoodle). Les étudiants – principalement des étudiantes – ne se sont pas fait prier pour aller à leur rencontre.

« C’est rafraichissant de voir des animaux qui n’ont pas de soucis et qui n’ont pas d’examens, plaisante Catherine Deschênes, une étudiante en sciences biologiques. Dès que je vois un chien, je ne peux pas m’empêcher de sourire et de les flatter. »

Cela fait trois ans que de tels chiens viennent au Campus Saint-Jean. « On voulait faire des choses pour diminuer le stress des étudiants et créer une atmosphère plus conviviale », explique Josée Ouellette, responsable du programme au CSJ. [Certains étudiants] sont éloignés de leur famille… alors ce contact avec les chiens, c’est chaleureux. »

Vendredi 14 novembre, le Campus Saint-Jean accueillait un symposium sur l’usage de la langue française en situation minoritaire dans le domaine de la santé. Trois intervenants – deux chercheurs et une pédiatre – ont exploré le sujet le temps de trois petites conférences.

« L’avenir s’écrira en français sur une grande partie de la planète », lance d’entrée de jeu Lucia Taylor, sociologue au Columbia College de Calgary et première intervenante du Symposium sur l’offre active dans le domaine de la santé. L’universitaire a tenu à donner quelques généralités sur la francophonie avant de parler du domaine plus spécifique de la santé.

Actuellement 220 millions dans le monde, les francophones devraient être 715 millions en 2050 – une dynamique principalement africaine –, ce qui aura bien évidemment un impact sur le Canada via l’immigration. Paradoxalement, « le français langue maternelle est en recul constant » au Canada, explique Lucia Taylor. Pour la première fois en 40 ans, le bilinguisme a d’ailleurs reculé en 2011 (17,5% contre 17,7% en 2001).

L’atelier du Comité en santé mentale qui a eu lieu le vendredi 17 octobre dans le cadre du Congrès annuel de la francophonie
fut l’occasion de prendre connaissance des avancées dans le dossier santé à Calgary.


Après un bref rapport sur le dossier de la santé mentale, l’adjointe aux opérations du Réseau santé albertain (RSA), Pauline Légaré, fit place au directeur de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) régionale de Calgary, Esdras Ngenzi (photo).

L’ACFA travaille de concert avec le RSA afin de mettre en place un réseau de soins primaires en français à Calgary. « La vision est un centre de santé communautaire multiservices pour répondre aux besoins des francophones de la naissance à la fin de nos jours », précise M. Ngenzi. Les deux partenaires se sont inspirés du Edmonton Southside Primary Care Network qui offre une variété de soins primaires gratuitement et qui compte plusieurs praticiens francophones.

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