À l’occasion du lancement de Rising Abruptly, qui a eu lieu le mardi 13 septembre à la librairie du Shelf Life Books à Calgary, Le Franco a rencontré l’auteure pour parler du recueil de nouvelles et de son univers.

Le 23 mai, la quatrième édition de French Twist, versant francophone du Edmonton Poetry Festival, s’est tenu à l’Alliance française. Douze auteurs francophones se sont succédé au micro pour déclamer ou lire un texte poétique. Gisèle Villeneuve, une romancière québécoise installée en Alberta depuis 1978, a choisi un extrait de son carnet d’écrivain actuellement au stade de manuscrit.

Quand elle avait 15 ans, Gisèle Villeneuve a écrit un roman d’aventure en dix chapitres dans le cadre d’un cours de français. On pouvait y déceler l’empreinte de ses héros de l’époque : Bob Morane et Nick Jordan. Trouvant qu’elle avait du talent, son grand-père a fait lire le fameux texte au poète québécois Alfred DesRochers, qui a ensuite rédigé une lettre à l’écrivaine en herbe. « Il m’encourageait à continuer. Il me comparait à Germaine Guèvremont et Françoise Loranger… C’était des grands noms ! », se souvient Gisèle. Mais à l’époque, elle ne prend pas le poète au sérieux et décide de ne pas lui répondre. « Je pensais qu’il était juste gentil ! », assure la Montréalaise d’origine.

Toujours est-il que Gisèle Villeneuve devient écrivaine. Quelques décennies passent et la voilà désormais plus proche de la fin de sa carrière que de son début. Elle décide alors d’écrire un ouvrage en réponse à la lettre d’Alfred DesRochers, bien qu’il soit décédé en 1978. L’auteure souhaite lui raconter son parcours, ses souvenirs, ses impressions sur le monde... Il y a deux ans, elle découvre que Roland Barthes avait écrit la sienne à la troisième personne : « C’est un peu comme un carnet d’écrivain où il parle de son enfance mais aussi de son travail de sémiologue et de la vie de tous les jours, [le tout organisé] en fragments titrés. » Ce mélange de fiction et de réel s’amusant des mots et de leur musicalité lui plaît. C’est ainsi que Gisèle commence l’écriture de son propre carnet d’écrivain.

Aller au haut