IMG 1645Vendredi 4 mars, la cérémonie de la levée du drapeau s’est déroulée devant la mairie de Calgary. De nombreux dignitaires de la communauté franco-calgarienne étaient présents ainsi que des élèves de l’école d’immersion Sainte-Rose de Lima et de la Rose sauvage.

C’est sous un soleil radieux que les membres de la communauté ont fait le déplacement pour célébrer la langue française. L’élection du NPD au gouvernement dans la province a permis notamment à certains de ses représentants d’assister à la cérémonie du 4 mars.

Monsieur le Premier Ministre du Québec,

J’aimerais vous faire part de ma profonde déception à l’égard de la position de votre gouvernement, lequel est intervenu lors de l’appel entendu devant la Cour suprême du Canada le 21 janvier 2015 dans l’affaire Commission scolaire francophone du Yukon c. Procureure  générale du territoire du Yukon.

Le Québec a indiqué son opposition à toute interprétation de l’article 23 de la Charte des droits et libertés, interprétation qui aurait comme conséquence d’élargir le pouvoir de gestion et de contrôle des représentants de la minorité anglophone. Par ailleurs,  je suis convaincue que si cette position est retenue, il y aura des conséquences négatives au niveau de la protection de la langue française et de l’organisation du réseau scolaire des communautés francophones en situation minoritaire à travers le Canada.

Étant très consciente des enjeux linguistiques auxquels est confronté le Québec, je suis d’avis que pour cette affaire en particulier, votre gouvernement aurait pu prendre position en faveur des francophones hors Québec. Élargir les droits d’accès à l’éducation en français grâce à une interprétation plus généreuse de l’article 23 de la Charte des droits et libertés est crucial et essentiel au développement de l’éducation en français pour toutes les communautés francophones en situation minoritaire.

Le vétéran franco-albertain de 101 ans, Ernest Côté, s’est éteint le 25 février à Ottawa, laissant derrière lui de nombreuses médailles, insignes et la mémoire d’un homme courageux et généreux.

« Je l’ai connu lorsque j’étais doyenne, raconte la sénatrice Claudette Tardif. M. Côté était venu me voir parce qu’il voulait honorer la contribution de son père à la francophonie en appuyant le Campus Saint-Jean (CSJ). » Jean-Léon Côté, père d’Ernest Côté, a en effet donné son nom au village de Jean Côté, dans la région Rivière-la-Paix. Il fut arpenteur, ingénieur minier, député et ensuite sénateur en Alberta, au début du siècle.

En 1993, M. Côté fils a fait un don important au campus, redistribué en bourses de 1500$ à 3500$ pour les élèves des écoles francophones qui décident de poursuivre leurs études au CSJ : la bourse Jean-Léon Côté. « À l’époque, la philanthropie était assez inhabituelle ici, témoigne Mme Tardif. Cela avait beaucoup impressionné les dirigeants de l’Université de l’Alberta, se rappelle-t-elle. L’argent, ça parle. »

Après des études de droit à l’Université de l’Alberta (et une éducation classique en français au Collège des Jésuites d’Edmonton), il se joint au Royal 22e régiment en tant que lieutenant en 1939. Puis, quelques échelons plus tard, il débarque en Normandie le 6 juin 1944 en tant que responsable de la logistique pour la 3e division de l’infanterie canadienne.

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