Le commissaire aux langues officielles du Canada, Graham Fraser, a fait paraître son rapport annuel sur le bilinguisme. Malgré un bilan positif, il a pointé du doigt l’entreprise Air Canada, qui récolte de trop nombreuses plaintes à ce sujet.

 

Mardi 7 octobre, les oreilles des représentants d’Air Canada ont dû siffler. C’est en effet en négatif que cette entreprise a été citée par Graham Fraser dans son rapport sur l’état du bilinguisme au Canada. Pour le commissaire, la compagnie aérienne ne considère pas que présenter ses services en anglais et en français soit un atout marketing, mais plutôt un fardeau. « Dieu sait qu’ils ont droit à des rappels de façon constante avec des avis d’enquête sur des plaintes » déplore Graham Fraser.

Je poursuis l’argumentaire du “verre à moitié plein” par un retour sur des notions clés afin de montrer que la complétude institutionnelle est insuffisante en soi dans notre contexte et peut ainsi fausser notre conscience d’un avenir assuré.

 

Malgré tous les changements institutionnels significatifs qui permettent un certain modus vivendi en français, nous ne pouvons échapper à la réalité d’une langue anglophone tout enveloppante : nous y sommes submergés, imprégnés par elle, séduits, dominés, en raison de son occupation de l’espace public. Ce qu’il nous faut pour changer le pratique langagière des jeunes dans les écoles, les universités et même chez les jeunes parents, c’est-à-dire leur rapport à la langue française, c’est de rétablir la valeur et le prestige du français dans cet espace public, lui redonner l’élan qu’il a déjà connu pour en faire une des  valeurs identitaires fondamentales du Canada entier, et non l’unique apanage des communautés francophones et d’un Québec qui flirtait jusqu’à récemment avec la souveraineté. « Rétablir » et « redonner » vous dites; cela suppose qu’il a déjà existé !

 
Réponse à l'article du journaliste Guillaume St-Pierre, publié dans l'édition du 7 août 2014 du quotidien Le Droit.
 
Monsieur le maire Jim Watson,
 
Le Mouvement pour une capitale du Canada officiellement bilingue, lancé publiquement la semaine dernière, réclame que le français et l'anglais aient un statut d'égalité totale et ce, à temps pour célébrer le 150e anniversaire de la Confédération du Canada en 2017.
 
« Une ville officiellement bilingue. Mais pour quoi faire ? », demandez-vous. 
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