CANAF : la pente ascendante se poursuit

Avec des services élargis, un budget équilibré et une équipe solide, le Centre d’accueil des nouveaux arrivants francophones (CANAF) dresse un bilan positif de sa dernière année!

« Depuis nos débuts, notre croissance est soutenue et pour la prochaine année, notre objectif est de desservir au-delà de 1000 clients », s’est exclamé le directeur du CANAF, Mamady Camara, à la trentaine de personnes réunies à la Cité des Rocheuses, le 25 octobre dernier, pour assister à la troisième assemblée générale annuelle de l’organisme.


En effet, au cours de l’année 2011-2012, le CANAF a présenté un bilan global très positif. « Au total, 913 clients admissibles (résidents permanents) et non admissibles (Canadiens nés, Canadiens naturalisés, touristes, demandeur d’asile, etc.) ont été reçus contre 707 ?en 2010-2011. Ce qui correspond à un taux de croissance annuelle de 30 % », soutient M. Camara.

Cela a cependant engendré certains défis. « En 2011-2012, le CANAF a surtout été confronté à des défis reliés à l’insuffisance de ressources pour faire face à la croissance de la clientèle. Par exemple, une seule conseillère à temps partiel s’occupait des clients non admissibles », explique Mamady Camara, précisant que la situation s’était réglée depuis.

Soulignons qu’au cours de la dernière année, le CANAF a remarqué que les clients admissibles provenaient de 22 pays différents, les quatre plus importants étant l’Algérie, le Cameroun, la Tunisie et la France.

« Nous avons aussi noté que la majorité des clients fréquentant nos bureaux appartenaient à la catégorie de la population active, soit entre 16 et 50 ans. Il s’agissait donc de personnes qui se sont établies à Calgary avec comme objectif de contribuer immédiatement à la prospérité économique de la société ?albertaine », mentionne M. Camara.

Par ailleurs, la croissance soutenue permet au directeur d’envisager de bons résultats pour l’année en cours. « Déjà, du début avril à la fin septembre, nous avions dépassé le cap des 600 clients desservis », présente-t-il.

C’est dans cette optique que le CANAF « œuvre à l’identification exhaustive de leurs besoins, à l’offre d’informations pertinentes et précises ainsi que des références appropriées en vue de faciliter leur insertion professionnelle », ajoute le directeur.

Au-delà de ce travail au niveau de l’intégration, l’organisme francophone a présenté 15 ateliers d’information et deux évènements majeurs, soit le camp d’été et la journée de jumelage.

« Le CANAF offre de plus en plus de services. Cela contribue à ce que les nouveaux arrivants deviennent des membres à part entière de la communauté », affirme Mamady Camara.

Perspectives d’avenir
Pour ce qui est de l’année en cours, le CANAF entend s’efforcer à diversifier son financement. « C’est l’une des priorités. Déjà, une demande pour obtenir des fonds casinos a été présentée et le dossier est en étude. Nous désirons aussi obtenir l’appui du gouvernement de l’Alberta. Des contacts ont été pris. Deux projets ont également été soumis à Patrimoine canadien », explique M. Camara.

Si ces efforts se concrétisent, l’organisme pourra relancer sa revue, Le Nouveau venu, qui a cessé faute de financement, reprendre le processus de jumelage entre nouveaux arrivants et des membres de la communauté, réaliser une journée d’accueil des nouveaux arrivants francophones, ainsi que de mettre en place un ?projet de travailleur en établissement dans les écoles francophones.

Notons qu’au niveau financier, le CANAF a terminé son année financière avec un surplus de 9600 $. Si on l’ajoute à l’excédent de l’année précédente, de l’ordre de 5500 $, l’organisme, qui a vu le jour il y a trois ?ans, peut compter sur un coussin financier d’un peu plus de 15 000 $.

Nouveau CA
L’assemblée annuelle a permis d’élire un nouveau conseil d’administration. Georges Pi-goué a été réélu pour un nouveau mandat de trois ans et Élisée Ngangue a accepté un terme de deux ans. Ces deux élus joignent Ahmed Amrouche, Jean-Claude Ndumbi et Abdoul Poulho-Sow.

Pour leur part, Lorraine Robinson, Pierrette Messier-Peet, Victor Djungu-Sungu et Kais Barhoumi n’ont pas renouvelé ou terminé leur mandat respectif.

Deux postes pour des mandats de trois ans sont toujours à pourvoir.


 

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