Damien Hubert, un leader optimiste et visionnaire

Il y a quelques mois, l’avenir de l’Alliance française de Calgary (AFC) semblait compromis par plusieurs problèmes. Mais, depuis l’entrée en fonction du nouveau directeur général, Damien Hubert, le futur de l’organisme français semble prometteur. En poste depuis seulement deux mois, M. Hubert présente les orientations qu’il souhaite donner à son organisme.

« J’arrive dans une situation d’urgence, mais notre Alliance a un bel avenir. Elle a un potentiel. Elle a eu trois directeurs en un an et elle aura un deuxième déménagement. Ce n’était pas bon pour la stabilité. Elle a subi des difficultés, mais il y a une force francophone qui la soutient », a-t-il déclaré.


Assis dans ses locaux, le diplômé en science politique et en communications de la Sorbonne est enthousiaste. Pour lui, les nombreux défis qui l’attendent sont stimulants. Ainsi, la lourdeur du travail ne l’effraie pas. Il a de l’expérience.

De fait, il connait bien la communauté francophone plurielle du Canada. Il a travaillé pendant quatre ans aux services culturels de l’Ambassade de la France à Ottawa. « Cela m’a permis de connaitre la francophonie et les différents mondes francophones du Canada » explique-t-il.

En outre, il comprend bien le réseau des Alliances françaises. À ce propos, il a dirigé, entre autres, l’Alliance française à Zacatecas, au Mexique, et celle de Brisbane, en Australie. Il a aussi travaillé en tant que responsable de la programmation pour Recto Verso, de la Coopérative artistique la Méduse, à Québec.

Réformer l’AFC
Plusieurs dossiers attendent le nouveau directeur général. Cependant, le plus urgent consiste à trouver de nouveaux locaux pour l’AFC. En effet, les propriétaires de l’immeuble où ils sont présentement en location ont donné à l’organisme français jusqu’à la fin du mois de juin pour déménager, car ils doivent procéder à sa démolition.

Après ce déménagement, il va s’affairer à renouveler l’image de l’organisation et restructurer sa programmation. De plus, il entend travailler sur un projet qui le tient à cœur, soit la construction de partenariats avec les organismes qui œuvrent dans les milieux francophones ainsi que les grands acteurs culturels de la métropole albertaine, dont la ville de Calgary.

Bien qu’il soit en poste depuis peu, il a déjà pris le pouls de la communauté francophone. « La réalité francophone est un regroupement de différentes cultures. Cela sera une force d’avoir tous les acteurs réunis. Les différences culturelles ne doivent pas nous empêcher de travailler ensemble. Il faut respecter chacun dans sa diversité », explique-t-il.

Son adaptation à Calgary se passe merveilleusement bien. « Calgary est une ville culturelle, jeune et d’immigration. Ce n’est pas uniquement une ville du Stampede. Je crois que la diversité culturelle de cette ville n’est pas assez exploitée », constate-t-il.

La découverte de la métropole l’inspire énormément et il a plusieurs projets en tête.

Même s’il refuse de s’avancer pour le moment, il s’est laissé aller en nous confiant qu’il réfléchissait à l’organisation d’un Festival de la musique et celui d’un festival de la Nuit Blanche. Il excelle dans l’organisation d’évènements, car il a créé un Festival français qui a eu un succès retentissant quand il dirigeait l’Alliance française de Brisbane.


 

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