Esdras Ngenzi à la tête du CANAF

Ngenzi est devenu directeur général exclusif de l’organisme depuis le 1er septembre, mais est rentré officiellement dans le cadre de ses fonctions à partir du 13 novembre. Quelle sera la vision du CANAF ? Le Franco s’est entretenu avec Esdras Ngenzi.

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Le Franco : Quelle sera la vision du CANAF avec une direction générale exclusive concernant les nouveaux arrivants à Calgary et dans le Sud ?

Esdras Ngenzi : La vision de l’organisme est de diversifier les services rendus aux immigrants. Par exemple, on vient de lancer ce virage de mentorat social et professionnel, qui peut toucher aussi l’employabilité. Il faut différencier l’employabilité de l’emploi, les personnes confondent ça. Comment rendre les gens employables. Quel est le niveau de compétences requis dans un cadre de travail ? Ce n’est pas juste pour quelqu’un qui cherche un emploi, mais c’est aussi pour quelqu’un qui a déjà un emploi et qui veut le maintenir ou qui veut un autre emploi. On le fait en collaboration avec d’autres centres. On a commencé ce programme dans les écoles, c’est pour les résidents permanents qui viennent d’arriver. Nous parlons de travailleurs d’établissement dans les écoles, ça n’existait pas à Calgary auparavant. On continue d’avoir des partenariats avec les francophones et aussi avec les anglophones, non pas pour donner des services. Mais pour  qu’on puisse avoir tout le monde qui arrive à Calgary. Nous ne sommes pas seulement dans l’accueil, mais aussi dans l’établissement et dans l’intégration, notamment économique.

Le Franco : par le passé, l’un des bailleurs de fonds avait momentanément arrêté de subventionner l’organisme. Qu’en est-il aujourd’hui ?

Esdras Ngenzi : aujourd’hui nous avons une entente de trois ans, qui a commencé en 2017-2018. L’entente a été rétablie en 2016. Certains programmes qui étaient attribués au CANAF ont été réduits. Nous avions perdu les camps d’été. D’autres organismes ont repris depuis ces ateliers. Le CANAF n’est pas nécessairement en train de voir à les récupérer, mais bel et bien à développer de nouveaux secteurs comme l’intégration économique des nouveaux arrivants. Il y a tout le volet de formation linguistique. Il y a un appel de propositions qui vient de sortir d’IRCC. J’avais déjà géré des cours de langue. Aujourd’hui en collaboration avec l’ACFA régionale de Calgary, on veut prendre le lead là-dessus avec une formation linguistique adaptée concernant l’arrivée des nouveaux francophones; en établissant aussi un partenariat avec le Centre collégial ou d’autres centres offrant ce type de services.

Le Franco : quelles sont les données sociales démographiques de votre clientèle ?

Esdras Ngenzi : on a servi l’année passée près de 500 nouveaux clients. Il y a aussi des clients, résidents permanents qui reviennent, environ 50% de femme et 50% d’hommes. On accueille aussi les familles. Les moins de 20 ans représentent environ un quart. Les pays d’origine sont le Congo, le Cameroun, l’Afrique centrale, l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique du Nord et quelques personnes de France. Globalement à 85%, c’est l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique Centrale, ils sont tous francophones. On développera bientôt un programme antiracisme, vers janvier.

Le Franco : la clientèle du Sud est-elle différente de celle du nord de la province ?

Esdras Ngenzi : les profils de clients, ce sont les mêmes. Je dirai que ce sont les mêmes qu’en dehors du Québec.

Le Franco : quels sont vos défis ?

Esdras Ngenzi : je dirais ce sont les besoins des clients qui viennent avec tout ce décalage de la connaissance du milieu canadien, et d’un système différent. Il y a également la barrière linguistique. Comment gère-t-on les priorités ? Faire plus avec peu. On rédige les demandes et on fait aussi plein d’autres choses. On est en train de travailler sur la collaboration entre les organismes francophones et les autres.

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