Le Festival francophone à saveur multiculturelle

L’Association de portail de l'immigrant (PIA) organisait samedi 18 août son 7ème Franco Festival de Calgary (FFC). De l'Afrique à l'Europe, en passant par l'Asie et l'Amérique du Sud, douze communautés culturelles francophones étaient représentées à l’Olympic Plaza. À travers la musique, la danse, la cuisine, l’art et l'artisanat, les cinq sens étaient sollicités.

Franco Fest 1

​Même si le soleil n’était pas au rendez-vous, le festival francophone de Calgary (FFC) 2018 était une réussite. « Nous avions déjà eu plus de 250 personnes à 15 h, c’est autant que l’année dernière sur tout le festival ! », confiait Michelle Mendez Rholmes, coordinatrice du FFC. Le secret ? Selon Michelle, « le cadre de l’Olympic Plaza ainsi que les nouveautés du festival ont séduit francophones, francophiles et anglophones curieux ».

Franco FestCréé en août 2011, le festival n’a eu d’autre choix que de se renouveler pour durer. Selon la coordinatrice du FFC, le succès de cette année est en grande partie dû « aux neuf musiciens qui se sont succédé sur la grande scène, aux douze pays francophones représentés sous forme de stands dans le village culturel, aux coins enfants-ados et dégustation, au pavillon multi-arts géré par des artisans et artistes locaux, et aux vendeurs d'aliments ».

Invitant l'amateur averti ou le profane à venir découvrir les cultures francophones, selon la coordinatrice de l’évènement le FFC sert principalement quatre objectifs bien définis : « Créer un événement durable dédié aux artistes qui partagent la langue française, promouvoir les cultures francophones à travers notre art et nos musiques, développer un réseau social entre francophones, francophiles et anglophones, et reconnaître le savoir-faire de nos artistes, producteurs et intervenants culturels ».

Un lieu d’échange

En plus de l’aspect spectacle, c’est un événement qui entend tisser des liens entre les diverses communautés francophones et francophiles d’ici et d’ailleurs. « J’ai appris aujourd’hui plus de choses en histoire de la francophonie, que de toute ma scolarité au Québec », explique Louise Harnois, une Québécoise de passage. Peu de temps après, elle lâchait à son tour à un groupe de passant : « Saviez-vous que l’Alberta était à majorité francophone au début ? Et connaissez-vous l’histoire du célèbre Père Albert Lacombe ? »

FrancoFest

Pour l’artiste peintre et locataire du stand de l’Algérie, Rachid Trabelsi, la journée fut également fructueuse, « même si au niveau des ventes j’aurais espéré mieux, j’ai tout de même fait de belles rencontres et développé mon réseau ». Celui qui confie avoir vendu autant à des francophones qu’à des anglophones se dit déjà partant pour réitérer l’expérience l’année prochaine.

Deuxième année consécutive pour Aude Ray

Celle qui avait enchanté la scène avec son pianiste l’année dernière était cette année encore à l’affiche. Cette fois, c’est elle qui a clos le festival et en solo avec sa guitare. Tout juste rentrée de la tournée de son album Be My Home, et alors qu’elle a déjà un nouvel album en préparation, elle a tenu à être présente à Calgary.

La chanteuse multi-instrumentiste bilingue originaire de Montréal accorde beaucoup d’importance à « promouvoir le français dans l’Ouest canadien ». Sa venue ne pouvait donc pas mieux tomber au Franco Festival de Calgary !

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