Calgary 2012 : les francophones seront de la fête!

L’année 2012 sera festive dans la métropole albertaine. En effet, la ville de Calgary se prépare alors qu’elle a été proclamée Capitale culturelle du Canada en 2012 par le ministre du Patrimoine canadien, James Moore.

 

La ville de Calgary verra aussi plusieurs de ses monuments historiques et attractions culturelles célébrer leur centième anniversaire. Il est question, notamment, du Stampede, des bibliothèques, du Grand théâtre et du Département des Affaires culturelles et récréatives de la ville, ainsi que du Théâtre Pumphouse. 

 

 

Pour chapeauter et coordonner ces célébrations, une organisation indépendante a été mise sur pied. Il s’agit de Calgary 2012. Le mandat de cet organisme sera de promouvoir la richesse culturelle de Calgary, d’encourager la participation de tous les Calgaréens et de toutes les communautés aux festivités et de faire rayonner la ville sur les scènes nationales et internationales.

 

Calgary 2012 sera coprésidé par Doug et Lois Mitchell. Ce couple est bien connu dans les milieux philanthropiques et des affaires de la ville. Les francophones seront aussi de la fête, car Kate Peters, bien connue dans la communauté franco-calgaréenne de par son passé à l’Alliance Française et son travail actuel pour le Secrétariat francophone du gouvernement de l’Alberta, siège depuis peu au sein du conseil d’administration de l’organisme à but non lucratif.

 

« À mon avis, il était important d’avoir une voie francophone au sein de ce conseil d’administration », affirme Mme Peters, lorsque rencontrée à une célébration, tenue à la mi-novembre pour nommer officiellement les deux coprésidents de l’évènement.

 

« Calgary 2012 est un levier pour célébrer la francophonie calgaréenne. La francophonie fait partie du patrimoine de notre ville. C’est un noyau de son identité. Par exemple, le quartier qui se nomme Mission aujourd’hui s’appelait Rouleauville lors de la fondation de notre ville », a-t-elle tenu à rappeler.

 

Kate Peters ajoute que le thème des célébrations de 2012 sera Les communautés créatives et connectées. À cet égard, elle a constaté qu’il y a une volonté politique, sociale, artistique et culturelle pour intégrer les francophones dans les célébrations l’année prochaine. Selon elle, les francophones pourront se connecter à travers les évènements culturels qui seront nombreux au cours de l’année 2012.

 

Selon Kate Peters, les familles francophones qui habitent la métropole albertaine sont le reflet de la ville. « Tout d’abord, Calgary est une ville internationale. Notre ville regarde vers l’extérieur. Notre francophonie est cosmopolite. Nous avons les francophones originaires de l’Afrique, de l’Europe et du Québec. Cela permet à notre ville d’être une destination culturelle par excellence. Les francophones donnent une valeur ajoutée à l’image de la ville. »

 

Cependant, la francophonie doit aussi être en mesure de s’adapter rapidement aux changements qui arrivent constamment dans cette ville énergétique et vibrante. « Notre communauté est en évolution constante. Les associations francophones n’arrivent pas toujours à retenir leurs employés. Les ressources humaines changent constamment ». Il apparait que c’est un défi que la communauté francophone devra surmonter.

 

Engagement de la province?

Les acteurs politiques, économiques et culturels ont épousé Calgary 2012. D’ailleurs,  la Ville a alloué à l’organisation un financement de 2 millions $.

 

Pourtant, un acteur majeur tarde à répondre à l’invitation. « Le maire Naheed Nenshi et le conseil municipal ont fourni un appui considérable. Le gouvernement fédéral également. Nous aimerions que le gouvernement provincial soit de la fête » a déclaré Peter D. Boyd, président du comité qui a soumis la demande pour que Calgary soit désignée Capitale culturelle du Canada.

 

C’est ce dernier qui a piloté le projet, Calgary capitale culturelle du Canada en 2012, au ministre du Patrimoine canadien.

 

Puisque la nouvelle première ministre albertaine, Alison Redford, est de Calgary, la donne pourrait changer dans un avenir rapproché. « Le gouvernement provincial finira par joindre les célébrations. Il faut leur donner du temps. Il faut comprendre que la dernière course au leadership a monopolisé toute l’attention. Cela étant dit, on continue à leur mettre de la pression », affirme Karen Ball, directrice générale de Calgary 2012.

 

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