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Raymond Théberge en Alberta

Raymond Théberge est devenu le nouveau commissaire aux Langues officielles, le 29 janvier 2018. Au moment de l’entrevue accordée au Franco, le commissaire était déjà en Alberta, à Red Deer. À la veille de la 12e Journée de réflexion sur l’immigration francophone tenue à Calgary le 21 mars, le commissaire s’est exprimé sur le dossier de l’immigration des francophones. Entrevue.

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Le Franco : Avez-vous des attentes précises sur cette Journée de réflexion ou bien êtes-vous en mode découverte?

Raymond Théberge : La Journée de réflexion sur l’immigration, c’est avant tout pour rencontrer les joueurs clés de la francophonie , les membres, aussi bien que des représentants des gouvernements pour faire avancer le développement de nos communautés. Comme vous le savez, le commissariat a déjà fait une étude sur l’immigration francophone au Canada. Et on a sollicité le ministère de l’Immigration, Citoyenneté et Réfugiés Canada (IRCC), afin de développer un plan d’action, qu’ils ont établi. On suit ce plan d’action, et lors de cette journée de réflexion, nous allons voir où nous en sommes rendus.

Le Franco : Ottawa avait annoncé en 2016 vouloir atteindre la cible de 4% pour les nouveaux arrivants d’expression française hors Québec, alors que la cible nationale atteinte était d’environ 1,5%. Pourquoi n’arrive-t-on pas à atteindre cette cible?

Raymond Théberge : Je pense qu’il y a des défis au niveau des services d’accueil, au niveau de l’information qui est sans doute partagée à travers le pays. Il manque aussi de l’information sur l’existence des communautés francophones à l’extérieur du Québec. On fait des progrès, mais ils sont très, très lents. Je pense qu’avec la volonté qui est autour de la table, on va être en mesure d’augmenter ces chiffres-là. Le plan est quand même relativement nouveau, mais il faut un engagement de tous les partenaires pour que ça arrive.

Le Franco : En 2000-2001, une tournée pancanadienne initiée par la commissaire de l’époque, Dyane Adam, avait déjà démontré que dans le bassin d’immigrants hors Québec, il y avait un taux de moins de 4%. Le mercredi 21 mars marquera la 12e Journée de réflexion d’immigration francophone, après une énième journée à ce sujet sommes-nous face à un problème structurel ?

Raymond Théberge : Effectivement, on doit toujours se pencher sur la façon dont on fait les choses. On doit réfléchir si on met en place les bonnes structures et c’est le but de cette rencontre. Je vous rappelle que le commissaire a déjà publié un rapport sur l’immigration, qui a fait bouger sensiblement notre réflexion. On doit bâtir sur ce qu’on a fait, on doit continuer, suite à ces réflexions ce n’est pas quelque chose qu’on change du jour au lendemain, et qu’on va arriver à atteindre nos cibles éventuellement.

Le Franco : Est-ce que vous vous êtes donné un échéancier et fait un calendrier dans le cadre de votre mandat ?

Raymond Théberge : On ne s’est pas fixé un échéancier précis, c’est un travail continu, et on l’évalue au fur et à mesure qu’on procède.

Le Franco : Comptez-vous mettre en place une stratégie ou des paramètres sur la mesure des résultats en matière d’immigration ?

Raymond Théberge : Ce qui est important, c'est qu'on doit toujours avoir des indicateurs de rendements pour s’assurer que l’on s’approche de nos cibles.  Ça revient aussi aux joueurs clés de se donner les moyens nécessaires. Le commissariat a fait une étude, on a démontré une situation, on a fait des recommandations. Certaines de ces recommandations ont été mises en œuvre. Donc il s’agit de laisser la chance aux coureurs, et de travailler ensemble avec les communautés pour finalement atteindre leurs objectifs.

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