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Francothon: Calgary récolte 38 885 $

 

Pour la deuxième année le Francothon de Calgary, a organisé un procès simulé par l’entremise de l’Association des juristes d’expression française de l’Alberta (AJEFA). L'événement s’est tenu le 3 novembre à l’école Sainte-Marguerite-Bourgeoys. Retour sur le bilan de l'événement.

Sur le banc des accusés, Nicole Buret, Kelly Bourrassa, Diane Boutin, Jean-Philippe Couture, Nicole Lepage, Roy Klassen, Jinny Provencher se sont prêtés au jeu du prisonnier afin d’encourager la communauté à donner.

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Pour être libéré, chaque prisonnier devra donc payer une caution avec un nombre précis de donateurs. L’objectif de cette soirée est de collecter plus de 250 000 dollars et recevoir plus de 150 dons à l’occasion des 150 ans du Canada.

Lors du procès on pouvait entendre de nombreux chefs d’accusation comme : trop d’implications dans le développement francophone de Calgary, un acharnement à construire une identité francophone pour les élèves de l’école Notre-Dame-de-la-Paix, ou bien encore du temps et une énergie sans faille consacrée à la langue française dans le domaine de l’éducation…

Le risque de récidives étant élevé, les juges se sont mis d’accord pour appliquer une peine sévère.

A chaque condamnation, un temps de parole est alors accordé à l’accusé pour tenter de se défendre et expliquer ses gestes.

Au banc des accusés

Diane Boutin, ancienne présidente du conseil scolaire catholique et francophone du sud de l’Alberta, défend son cas. « Concernant l’avenir de la francophonie, nous ne sommes pas en survie. Nous sommes en plein épanouissement. La communauté francophone a un bel avenir devant elle », déclare-t-elle. Madame Boutin sera condamnée par la suite à une caution de 5 000 dollars, versée par sept donateurs.

Kelly Bourassa, avocate, est quant à elle accusée d’avoir donné trop de son temps pour l’éducation en français en Alberta. Elle devra s’acquitter d’une caution de 1 000 dollars afin d’être libérée.

Lorsque vient son tour d’être jugée, Jinny Provencher, bibliothécaire à l’école Sainte-Marguerite-Bourgeoys, tente de convaincre le jury qu’une équivalence francophone est nécessaire à l’éducation inculquée en Alberta. « Je suis fière de ma langue maternelle. Les enfants représentent le futur et nous pouvons les encourager à évoluer dans leur langue maternelle en milieu minoritaire », explique la bibliothécaire. Les juges se prononcent  : 3 500 dollars.

Nicole Le Page, Jean-Philippe Couture, Nicole Buret, Roy Klassen se suivent sur le banc des accusés. La Fondation franco-albertaine et ses efforts sont évoqués, ainsi que le projet de l’Espace Franco.

Bilan de la soirée

Animée par Anil Risbud, la soirée  se déroule dans une ambiance conviviale. La musique est assurée par Charles Paradis, Vincent Lavoie et Carmen Moulin, reprenant des titres de Joe Dassin et d’autres titres classiques de la chanson française.

Les fonds collectés serviront à lancer diverses initiatives francophones.

Aujourd’hui, c’est un total de 38 885 $ qui a été récolté par Calgary, à travers 156 dons. Lethbridge, ayant également participé à l’événement, a réuni 1096$ à travers 21 dons.

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