Un clin d’œil sucré à la francophonie!

La communauté de Calgary a célébré l’inauguration d’une première cabane à sucre dans l’Ouest canadien il y a près d’un mois. Grâce à une collaboration entre le Heritage Park et l’ACFA régionale de Calgary, les Albertains peuvent désormais se « sucrer le bec » dans une installation permanente à l’image de la francophonie.

 

En 2016, le Heritage Park est devenu le lieu de prédilection pour la tenue du Festival des sucres de l’ACFA régionale de Calgary. L’organisme a d’ailleurs signé une entente triennale avec le parc pour continuer à tenir l’évènement sur son site, en plus de proposer un projet de véritable cabane à sucre.

 

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« Puisque le Festival des sucres a connu un tel succès, [l’ACFA] nous a fait part de la possibilité d’avoir une véritable cabane à sucre sur notre site », se remémore Jeff Hodgson, gestionnaire des services de restauration pour le Heritage Park et collaborateur pour le projet.

 

Stéphane Théoret, vice-président de l’ACFA régionale de Calgary, partage pour sa part l’élément catalyseur de l’initiative : « [La communauté francophone] n’avait rien de significatif sur les lieux qui représentait la cabane à sucre… On voulait centraliser les activités autour de celle-ci à l’avenir ».  

 

Heureusement, le Heritage Park a bien accueilli la proposition. « Une des choses que nous recherchons toujours c’est la possibilité de représenter la diversité culturelle des colonies de l’Ouest canadien. Nous avons pensé que c’était une occasion de raconter davantage l’histoire de la culture francophone, non seulement au Canada, mais dans l’Ouest canadien », renchérit M. Hodgson.  

 

L’ACFA a donc obtenu un appui financier du gouvernement fédéral dans le cadre des célébrations du 150e anniversaire de la Confédération, ainsi que du gouvernement provincial et de la Société franco-canadienne de Calgary pour réaliser leur projet.  

 

Une authenticité historique?

 

Faisant partie intégrante de la culture canadienne-française, la cabane à sucre est forte populaire dans l’Est du pays en raison des érables qu’on y retrouve.  Ainsi, un questionnement s’impose quant à l’authenticité historique de celle-ci dans l’Ouest.

 

« Bien qu’il n’y ait pas eu de véritables cabanes à sucre, en fouillant dans les archives, nous savons qu’il y a eu des célébrations de cabane à sucre dans les débuts de Calgary. Ils organisaient aussi des célébrations à Rouleauville », souligne M. Hodgson.  

 

Denis Perreaux, directeur général de la Société historique francophone de l’Alberta, explique que l’authenticité provient du fait qu’il s’agit d’un lieu de mémoire : « Les plus grosses cabanes à sucre étaient organisées par les Franco-Albertains dans les années 50 et 60… Ce n’est pas quelque chose qui a récemment été apporté par les Québécois en Alberta ».

 

  1. Perreaux ajoute que l’histoire de la francophonie albertaine est grandement représentée par des symboles religieux. Selon lui, cette initiative viendrait mettre en valeur d’autres symboles: « Je pense que ce n’est pas mauvais d’aller au-delà de cet héritage avec quelque chose comme une cabane à sucre ».

 

Il invite d’ailleurs la francophonie à réfléchir à d’autres symboles, sites et lieux de mémoires que l’on devrait promouvoir en Alberta.

 

L’avenir de la cabane à sucre

 

En plus d’être utilisée pour le Festival des sucres, la cabane à sucre a le potentiel de devenir une attraction pour les Albertains franco-curieux. Le Heritage Park a l’intention de l’intégrer à sa programmation, notamment pour son public scolaire.

 

Quant à lui, M. Théoret espère que le projet ira encore plus loin : « Éventuellement, ce qu’on voudrait faire c’est de l’exploiter en faisait une petite production d’érable pour démontrer comment ça se fait à l’intérieur de la cabane à sucre ».

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