L’assemblée générale annuelle de l’Association des juristes d’expression française de l’Alberta (AJEFA),  a rassemblé la crème de la crème en matière de francophonie le 2 juin, à la salle Imperial du Winston Golf Club, à Calgary. À l’aube de la création d’une politique de services en français, l’importance d’avoir des services juridiques dans la langue de Molière se voit renforcée.  L’organisme s’est vu conférer lors du banquet le rôle de chef de file dans ce domaine.

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Beaucoup de chemin aura été parcouru depuis la création, voilà 11 ans de l’Association des juristes d’expression française. L’AJEFA aura donc mis les petits plats dans les grands afin d’organiser son banquet annuel. Près de 100 personnes se sont déplacées afin d’y assister. L’évènement a débuté dans un premier temps par la présentation de son AGA. La présidente de l’AJEFA Bianca Kratt a tenu à mentionner les efforts accomplis durant l’année pour diversifier les sources de revenus. « Nous avons obtenu du financement pluriannuel de la Fondation du droit de l’Ontario… afin de développer un programme d’éducation juridique et des ressources pour diverses populations », a-t-elle déclaré. D’autres sources sont venues en complément, notamment de la part d’Edmonton Community Foundation et des Fondations communautaires du Canada afin d’organiser un sommet des débats pour célébrer le 150e. Cependant, un déficit de 14 000 dollars a été mentionné dû à une subvention reçue, mais reportée à l’année suivante.  

Une soirée sous le sceau du symbole et de la passation.

L’AGA aura été aussi le moment opportun pour mettre de l’avant le travail de la directrice sortante, Fernande Bergeron. Après 11 années de bons et loyaux services passés à la tête de la direction, Mme Bergeron a su faire une différence pour l’avenir de l’organisme. C’est avec une teinte d’émotion qu’elle a tenu à remercier l’assemblée et toutes les personnes avec qui elle avait travaillé. L’AGA aura donc permis d’officialiser le passage de flambeau entre l’ancienne directrice et la nouvelle, Mme Denise Lavallée. « J’étais ravie de voir le nombre de leaders francophones, présents à l’AGA et l’implication dynamique des membres venus pour réseauter et s’informer sur ce qui se passe à l’association », a-t-elle commenté.

Après l’AGA, une présentation par Me Jolene Lalonde et Me Shannon James sur le sujet épineux de l’aide médicale à mourir, aura amené une réflexion du point de vue juridique sur le droit à la personne.  Puis, une signature entre le Campus Saint-Jean et l’Université d’Ottawa juste avant le cocktail permettra à l’avenir, de promouvoir un nouveau programme dans le domaine du juridique pour les étudiants en droit.

Lors du banquet, une conférence de Richard Chartier, juge en chef de la cour d’appel du Manitoba portant sur son rapport Avant toute chose, le bon sens, aura sensibilisé l’assistance sur la nécessité d’une politique de services en français. Dans le cas du Manitoba, comment cette dernière a facilité l’accès d’une justice en français dans cette province ? Me Michel Bastarache, une éminence en matière de droit linguistique et récipiendaire du prix d’excellence Jean-Louis Lebel en a débattu et en aura certainement inspiré plus d’un dans l’assistance.

Le banquet s’est terminé sur une note positive. Le président intérimaire de l’ACFA provinciale, Albert Nolette, a annoncé reconnaître l’AJEFA comme chef de file dans le secteur juridique. L’année prochaine l’AGA se tiendra cette fois-ci à Edmonton.  

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