Les jeunes francophones jouent aux apprentis avocats avec l’AJEFA

Des eleves de 10e et 11e annee de lecole de la Rose Sauvage Me Raj Venchard avocat Me Bianca Kratt avocate et Marc Fecteau professeur de lecoleL’Association des juristes d’expression française de l’Alberta (AJEFA) participait pour la 10e année consécutive aux Journées du droit de l’Alberta les 21 et 22 avril, où les palais de justice étaient ouverts au public. À Calgary, le 22 avril en matinée, l’association a simulé un procès avec la participation des élèves de l’école de la Rose Sauvage. Un exercice stimulant pour ces jeunes qui pourraient bien convoiter une carrière juridique plus tard.

Cette fin de semaine passée, il était donc possible d’en savoir un peu plus sur le fonctionnement de la justice en Alberta. Au programme : découverte et visite des palais de justice, des prisons en sous-sol des palais, et de faux procès en anglais et en français.

Un procès simulé en français au sein du palais de justice de Calgary

Le procès simulé La Reine contre Lipatnikov a été longuement préparé par les étudiants de l’école de la Rose Sauvage à Calgary, sous la tutelle de leur enseignant Marc Fecteau et grâce à l’aide bénévole de la présidente de l’AJEFA, Bianca Kratt : « Je suis allée les aider pendant trois mois. Qui sera le procureur, les témoins, la défense ? Qu’est-ce qu’un interrogatoire, un contre-interrogatoire, quels sont les arguments et les objections ? Et on a aussi parlé des provisions du code criminel », indique-t-elle.

Plus précisément, les jeunes ont pu en apprendre davantage sur la législation relative aux drogues, puisque c’était le thème du procès. « Le faux accusé joué par l'élève Anthony Lipatnikov était accusé de trafic et de possession de marijuana et d’ecstasy », nous apprend-elle. À l’issue du procès, il a été reconnu non coupable par Louise Huard-Peake, avocate à la retraite venue jouer le rôle de la juge pour la journée. « Ce verdict dépend toujours de la manière dont les étudiants se sont préparés », informe la présidente de l’AJEFA.

Une expérience enrichissante qui peut donner une vocation aux jeunes

Les jeunes ayant participé à la simulation suivent un cours de droit au sein de l’école de la Rose Sauvage. D’après Mme Kratt, il s’agit d’aiguiser « leur pensée critique, leurs qualités oratoires, et leur compréhension du code criminel ». Selon elle, le faux procès permet aussi de « donner le goût de poursuivre des études dans le système juridique, que ce soit comme greffier, à la cour, ou comme policier ». Et même si ce n’est pas un prérequis, « parler français est toujours un plus », précise-t-elle.

Faciliter l’accès à la justice en français

La mission de l’AJEFA est de faciliter l’accès au public aux services juridiques en français et de promouvoir l’utilisation de la langue française dans l’administration de la justice en Alberta. L’organisme tenait d’ailleurs un kiosque d’information à l’intérieur des palais de justice. « Nous avons informé la population, distribué des brochures, parlé de l’Association », explique sa présidente Bianca Kratt. « Nous avons aussi parlé du Centre albertain d’information juridique à Edmonton où des professionnels avec une formation en droit peuvent donner de l’information aux gens référés par l’Aide juridique, et ce gratuitement, que ce soit en français ou en anglais », ajoute-t-elle.

D’autres procès simulés ont eu lieu les 21 et 22 avril derniers : à Saint-Paul avec les élèves de l’école du Sommet, à Edmonton avec les élèves de l’école Claudette-et-Denis-Tardif, et à Beaumont avec les élèves de l’école Saint-Vital.

« Le procès simulé permet aux jeunes de développer leur pensée critique, leurs qualités oratoires, et leur compréhension du code criminel », Bianca Kratt, présidente de l’AJEFA.

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