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Les écoles du sud sensibilisent la nouvelle génération à l’environnement

Screen Shot 2017-05-02 at 10.37.09 AMPlusieurs activités sont venues ponctuer la Journée de la Terre du 22 avril au sein des écoles francophones du sud de l’Alberta. Les projets étaient variés entre créations de murales collectives, confections de babillards, recyclage, et jardinage. Ces animations marquent ainsi le caractère essentiel de cette journée propice à l’enseignement des gestes citoyens et responsables aux plus jeunes.

Le Jour de la Terre est célébré le 22 avril. Initialement institué par un gouverneur américain en 1970 suite au déversement de pétrole d’une plateforme au large de Santa Barbara en Californie, cette date est respectée depuis les années 1990 au Canada et prend chaque année de l’ampleur à travers le monde.

Plusieurs écoles du Conseil scolaire FrancoSud se sont mobilisées

À l’école de la Rose Sauvage, une murale a été réalisée collectivement. Deux élèves en arts visuels ont préparé le dessin sous-jacent, ensuite peint par tous les jeunes de l’école qui s’y sont consacrés sur l’heure du déjeuner. « La murale montre des éléments de la nature, comme des fleurs, des feuilles, mais aussi le signe du recyclage », décrit Andrée-Anne Paradis, enseignante d’arts de l’école.

La création jouira d’une belle visibilité puisqu’elle voyagera : « la murale sera exposée au North Mount Pleasant Arts Centre de Calgary tout le mois de mai, puis dans l’école en juin, et enfin à la Cité des Rocheuses pendant l’été », informe l’enseignante. Ainsi l’œuvre qui « souligne l’importance de l’environnement dans nos vies, de prendre soin de la planète » profitera au plus grand nombre.

Du côté de l’école Notre-Dame des Vallées à Cochrane, un pique-nique a été organisé mercredi dernier dans un parc. Toutes les classes avaient alors emprunté des chemins différents pour s’y rendre et ont ramassé les déchets sur leur passage. Puis, vendredi 21, « chaque élève est reparti avec un pot contenant la fleur qu’il avait planté », commente Amélie Drouin, enseignante.

Le recyclage, une pratique essentielle

La murale a été confectionnée à partir de tissu recyclé issu d’une friperie. En outre, des élèves de 9e année en arts visuels ont fabriqué de faux arbres à l’aide de matières recyclées telles que des bouteilles. Selon Mme Paradis, ce genre d’initiatives permet de « sensibiliser les élèves à l’importance de récupérer, de faire plus attention à notre environnement, de faire les petits gestes nécessaires, notamment pour diminuer la consommation de bouteilles en plastique », explique l’enseignante en arts de l’école de la Rose Sauvage.

Au sein de l’école Notre-Dame des Vallées, plusieurs babillards ont été réalisés avec des matériaux usagés. « Une classe a représenté les montagnes Rocheuses avec des petits morceaux de papier recyclé, une autre classe en maternelle a représenté papillons et abeilles », commente Amélie Drouin, enseignante. « Le matériel recyclé provenait de la maison des élèves et du recyclage de l’école », ajoute-t-elle. Selon l’institutrice, ce type de projets « conscientise énormément les enfants ». D’ailleurs, elle indique que l’enseignement citoyen fait partie du curriculum de l’école. « Nous avons beaucoup parlé de la réduction des déchets en classe, des ‘3R’ – réduire, recycler, réutiliser », souligne-t-elle.

L’enseignement du respect de la nature aux plus jeunes est un investissement sur l’avenir dont les bénéfices se font déjà ressentir pour Amélie Drouin : «  Je vois déjà la différence au niveau de la poubelle de recyclage de l’école. Elle est beaucoup plus pleine et on n’y trouve plus n’importe quoi ! ».

« Ces activités conscientisent énormément les enfants », Amélie Drouin, enseignante à l’école Notre-Dame des Vallées

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