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Conseil scolaire FrancoSud : une approche consultative pour faire évoluer les choses

Le Conseil scolaire FrancoSud a rencontré les parents d’élèves les 24 et 25 février lors d’une consultation communautaire organisée au sein de l’école La Mosaïque à Calgary. L’occasion pour les conseillers de prendre le pouls de la communauté afin d’alimenter leurs réflexions stratégiques.

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 Chaque trois ans, dans le but d’informer le plan triennal du Conseil scolaire, les conseillers partent à la rencontre des parents, directions des écoles, élèves et membres des organisations partenaires. « L’objectif pour nous est d’avoir une conversation ouverte avec la communauté », affirme Louis Arseneault, président du Conseil scolaire FrancoSud.

Une approche participative

La première étape de ces consultations avait pris la forme d’un sondage réalisé en ligne en novembre dernier. « Nous avons reçu de nombreuses réponses, la participation était très bonne », commente le président du Conseil. Les observations récoltées ont ensuite été disséquées par le Conseil lors d’une retraite de deux jours en décembre, épaulé par un consultant. « Nous avons analysé les réponses du sondage afin d’établir les changements nécessaires, ajuster notre mission et notre vision, et renseigner les orientations stratégiques de notre plan », explique M. Arseneault.

Puis est venu le moment des face-à-face. Plus de 80 parents sont venus à la rencontre des quatre conseillers autour de tables rondes. Ils ont été rejoints par les enseignants, la direction de l’école, et quelques élèves. Les discussions étaient passionnées, guidées par les conseillers. « Nous étions surtout là pour être à l’écoute », précise Louis Arseneault. Une très bonne dynamique qui a fait venir des parents de Canmore, Lethbridge, Calgary et Brooks.

Il tient à cœur au Conseil FrancoSud d’entretenir cette approche participative. « En tant que conseillers, nous sommes la voix des parents », explique Louis Arseneault. « Il est important d’avoir le retour des gens, on cherche toujours à comprendre leurs besoins ». Les gens sont impliqués et s’intéressent à l’avenir de leurs écoles. « Ils veulent s’assurer que la francophonie soit protégée. Il en va de la protection de notre langue », avance le président.

La question des infrastructures

Parmi les inquiétudes soulevées, celle de l’espace. « C’est une grosse affaire pour nous. Nos écoles sont en train de grandir, notre population grossit et tout ça met une pression sur notre infrastructure », souligne Louis Arseneault. Les écoles francophones ont toujours besoin de plus d’espace.

Une réflexion d’autant plus cruciale qu’elle est directement liée au problème de rétention des élèves dans le système éducatif francophone. « Comment faire pour garder nos élèves dans le secondaire ? », questionne le président du Conseil. Lorsque les écoles sont trop pleines, les classes bondées, et les infrastructures ne répondent plus aux attentes des jeunes qui souhaitent intégrer une équipe de football par exemple, il est tentant de privilégier l’école anglophone voisine qui a souvent plus de moyens.

Les notes prises durant les consultations seront ensuite utilisées pour le développement du plan stratégique, qui sera partagé d’ici fin juin.

 

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