Camp de jour : vers une intégration réussie

Du 2 au 6 janvier, plus d’une centaine d’enfants âgés de 6 à 12 ans ont participé au camp de jour francophone organisé par le Centre d’Accueil pour les Nouveaux Arrivants Francophones (CANAF) de Calgary. L’occasion pour ces enfants fraîchement expatriés d’en apprendre plus sur la culture canadienne et de s’intégrer.

 « L’objectif est d’intégrer les enfants de nouveaux résidents permanents dans le système canadien », souligne Karim Ouldji, responsable du camp et conseiller en intégration. Chaque jour de la semaine, les enfants ont ainsi eu l’occasion de participer à des activités artisanales et des loisirs reliés à l’histoire du Canada, à ses coutumes et à sa vie en société. Ils ont pu notamment visiter le musée de Fort Calgary et découvrir l’histoire passionnante de ses pionniers. De retour au camp, situé au centre de la communauté Crescent Heights, ils avaient pour exercice de recréer un objet observé durant leur visite au musée en pâte à sel.

Les enfants participants ont également pu préparer et présenter un petit spectacle devant leurs parents sur le thème de l’intégration. Cette semaine, l’histoire inventée par les écoliers était celle d’un groupe d’amis qui s’attèle à la création d’un bonhomme de neige et qui invite des enfants venus d’ailleurs. Curieux, n’ayant jamais vu, ni fait, de bonhomme de neige de leur vie, ils sont finalement intégrés par le groupe et apprennent cet art si populaire au Canada. Une jolie leçon d’intégration imaginée par les enfants eux-mêmes.

Faciliter les rencontres

L’initiative des camps a été lancée en 2012 pour permettre aux jeunes francophones nouvellement arrivés au Canada de se faire des amis, de développer leurs capacités à communiquer en groupe en français, et de se familiariser avec leur nouvel environnement. « C’est aussi l’occasion d’avoir plus confiance en soi », souligne le responsable.

Les enfants apprennent, se rencontrent, forment leur réseau. Des enfants qui sont parfois dans la même école mais ne se connaissent pas forcément avant de participer au camp. C’est l’occasion pour eux de socialiser. Les élèves de cette session passée étaient notamment issus des écoles francophones La Mosaïque, Terre-des-Jeunes, la Source, et Sainte-Marguerite-Bourgeoys.

Une mixité nécessaire

Cette initiative est essentielle pour les enfants de nouveaux arrivants, mais aussi pour les parents eux-mêmes. « La première année est toujours cruciale quand on immigre dans un nouveau pays. C’est toujours difficile aux niveaux financier et social », remarque Karim Ouldji. Le camp du jour permet en effet d’établir ce contact si important. « Les liens se tissent, l’alchimie opère et on aide ainsi à briser l’isolement », ajoute le responsable du camp. C’est aussi dans la mixité et au contact des citoyens canadiens que les nouveaux arrivants peuvent apprendre. Et parfois, les apprentissages sont là où on ne les attend pas : pour beaucoup, le simple fait de s’apprêter pour une sortie en hiver canadien, c’est déjà toute une découverte !

Le camp de jour est une activité entièrement gratuite et 100% francophone où l’on encourage la pratique de la langue de Molière. Les futures sessions auront lieu au printemps et en été.

 

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